10 endroits que vous n’auriez jamais cru se trouver en Russie

Crédit : GeoPhoto

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Si ce n’est par la météo, vous n’auriez jamais pu distinguer les plages de sable du lac Baïkal de celles de la Californie. La Russie d'Aujourd'hui vous prouve que la Russie se suffit à elle seule pour visiter le monde entier.

Les colonnes de pierre chinoises ?

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Non, c’est un autre patrimoine de la nature, inscrit dans la liste d’UNESCO : les Colonnes de la Lena. La formation des rochers a commencé 560 à 540 millions d’années avant JC, leur base est constituée de calcaire du Cambrien. Les piliers de grès rouge, boisés par endroits, se réflètent sur la surface de la rivière Lena, qu’il faut traverser en bateau en partant de Iakoutsk pour accéder aux colonnes. En partant de l’Europe, l’accès à ces colonnes est plus rapide qu’à ses homologues chinois, mais pas moins fatiguant : il faut prendre l’avion jusqu’à Iakoutsk, puis le bus jusqu’à l’embarcadère puis quelques heures sur un bateau ou un ferry. Tous les rochers ne sont pas accessibles, mais le parc naturel possède quelques zones d’observation à 100 m d’altitude, d’où vous pouvez admirer le paysage et le grand fleuve sibérien.

Le Tibet ?

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Ce monastère est situé à cent kilomètres du lac Baïkal, près de la ville de Oulan-Oude en Bouriatie. Il est aussi réel que les bouddhistes russes. Ivolginsky datsan, tel est le nom du temple bouddhiste, a été construit immédiatement après la Seconde Guerre mondiale en 1945. Ici se trouve la résidence du chef des bouddhistes russes, sept temples et l’Université, où sont formés les lamas-clercs pour les temples renaissants en Bouriatie. Par ailleurs, en plus du principal monastère bouddhiste du pays, Oulan-Oude attire les voyageurs par un autre monument historique : la plus grande tête de Vladimir Lénine.

Un village allemand ?

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Presque. La ville de Zelenogradsk dans l’Oblast de Kaliningrad, l’enclave russe au bord de la mer Baltique. Kaliningrad, initialement appelé Koenigsberg, a été fondé en 1255 par les chevaliers de l’Ordre teutonique. Koenigsberg accueillait les colons allemands et les chevaliers teutoniques et a reçu le statut de la capitale du duché de Prusse. Les terres de Kaliningrad faisaient partie de l’Allemagne nazie, puis ils ont été occupées par les troupes soviétiques. Jusqu’à aujourd’hui les allemands, les grecques, les arméniens, les polonais, les russes et les lituaniens vivent côte à côte sur ce territoire. Les étrangers, qui ont été déportés de la région après que l’Union Soviétique en ai pris possession, se rendent souvent dans leurs villes d’origine dans la région de Kaliningrad, se promener entre les maisons anciennes et les cimetières, les châteaux allemands, se remémorant les anciennes appellations des lieux familiers. Avant, Zelenogradsk s’appelait Krantz.

Istanbul ?

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Bien que Vladivostok soit situé beaucoup plus au nord qu’Istanbul, ici aussi il y a la baie de Zolotoy Rog (La Corne d’Or). Son pont à haubans a été construit récemment, juste avant le sommet de la CEAP en 2012. En réalité, Vladivistok est bien plus souvent comparé à San Francisco qu’à Istanbul, dans les années 60 du siècle dernier, le leader soviétique Nikita Khrouchtchev, a entamé la construction d’un funiculaire dans le but de faire de la ville vallonnée un « deuxième San Francisco ». Cependant, cette transformation magique s’est arrêtée sur le funiculaire, permettant ainsi au Vladivostok frontalier de ne rien perdre de ses couleurs russo-chinoises.

La Suisse ?

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La Suisse est seulement à 6500 km à l’est. Ici c’est l’Altaï, la chaîne de montagnes au sud de la Sibérie, à la frontière avec la Mongolie. Par manque d’infrastructures de transport dans de nombreuses régions de montagne, la beauté de l’Altaï reste parmi les plus difficiles d’accès au monde. L’unique ville dans cette région est la capitale locale Gorno-Altaïsk, au jour d’aujourd’hui elle compte 60 000 habitants. Le reste de la population vit dans les villages. On dit que c’est justement ici, au « Tibet Russe », qu’il faut chercher Shambhala : la terre mythique des écrits ancien du tantra de Kalachakra.

La Baie d’Halong au Viêtnam ?

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Non, c’est la Baie d’Avacha, située sur la péninsule de Kamtchatka. Deuxième plus grande baie au monde, elle ne laisse sa première place en termes de taille, qu’à la baie australienne du Port Jackson. La longueur de la Baie d’Avacha est de 24 km. Cette baie est tellement grande qu’elle pourrait accueillir la flotte du monde entier. Elle offre la vue sur les volcans Koryaksky, Avachinsky et Viluchinsky. Le rocher « Tri Brata » (Trois Frères) à l’entrée de la baie est le monument officiel offert par la nature et représente en quelque sorte le symbole de la Baie d’Avacha et de la ville de Petropavlovsk de Kamtchatka. La Baie d’Avatcha sert aussi de principales « portes » pour les transports de la péninsule de Kamchatka. Dans ses falaises côtières, on peut trouver des grottes pittoresques aux quelles l’accès se fait uniquement par des bateaux étroits à une ou deux places : les kayaks de mer.

L’Italie ?

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Parfois, Saint-Pétersbourg est appelé la Venise du Nord, mais n’en devient pas plus « italien » pour autant. C’est le plus grand port en Russie, la « fenêtre sur l’Europe », une ville légendaire qui s’est élevé sur des marais impraticables. La capitale touristique de Russie est connue pour sa levée des ponts spectaculaire, ses longues berges, ses nuit blanches romantiques, ses façades impériales et ses nombreuses rues, dont les noms racontent l’histoire de la littérature russe, à commencer par le XIXe siècle. Et cette liste n’est pas exhaustive.

L’Ile de Pâques ?

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Les statues en pierre forment un paysage typique des îles de l’Océan Indien, mais en aucun cas pour un plateau circumpolaire perdu au milieu de la Taïga. Les statues de pierre géantes, situées sur le plateau de Man Pupu Nyor, dans une région réculée du nord de l’Oural sur le territoire de la République de Komi, se sont formées par une altération spéciale et naturelle des roches. Il y a en tout sept piliers rocheux de 20-40 m de hauteur chacun. Le Plateau Man Pupu Nyor est très apprécié par le tourisme sportif. Il est possible d’y accéder à pieds (plusieurs jours de randonnée) ou en hélicoptère.

Le Mont Fujiyama ?

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Le volcan Kronotsky, situé dans une réserve naturelle portant le même nom, pourrait être le frère jumeau du volcan japonnais Fuji, pour les non initiés aux subtilités des paysages de l’Extrême-Orient. Mais c’est loin d’être le Japon et on est bel et bien en Russie. La réserve de Kronotsky est l’une des zones naturelles protégées les plus anciennes en Russie. Il est situé sur la péninsule de Kamtchatka et adjacent à l’océan Pacifique. C’est ici que se trouve la Vallée des Geysers et les célèbres lacs d’eaux thermales. La Valée des Geysers est inclue dans la liste officielle des Sept Merveilles de la Russie. C’est le seul endroit sur  tout le continent de l’Eurasie où existent les champs de Geysers, et leur superfecie dépasse de loin les célèbres champs de Geysers d’Islande.

L’Australie ?

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Il est peu probable de confondre Melbourne avec Vladivostok, mais il est facile de confondre les côtes de la mer du Japon avec l’Australie. L’île Moneron situé dans le détroit de Tartarie nous fait même penser aux paysages de la série Lost, les disparus. Sur la Côte (c’est ainsi que les Russes nomment cette région) il est possible de voir un grand nombre d’animaux figurant dans le Livre Rouge, comme les tigres de Sibérie par exemple. Cette réserve naturelle avec une riche flore et faune, la « porte d’entrée russe sur l’Asie » est un endroit unique et bien plus difficile d’accès que n’importe quel autre coin du monde.

 

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