Ces jeunes chercheurs étrangers qui ont choisi la Sibérie

Au total, l’université a reçu plus de 30 candidatures et sept chercheurs étrangers ont pu occuper des postes de collaborateurs scientifiques à la SFU.

Au total, l’université a reçu plus de 30 candidatures et sept chercheurs étrangers ont pu occuper des postes de collaborateurs scientifiques à la SFU.

service de presse
Sept chercheurs étrangers en postdoctorat ont remporté le concours ouvert de l’Université fédérale de Sibérie à Krasnoïarsk (SFU) et ont décroché des postes de collaborateurs scientifiques. Notre correspondant a recueilli leurs impressions, projets et attentes concernant leur activité scientifique en Russie.

« J’ai vu l’annonce du concours sur le site de la SFU, j’ai envoyé ma candidature et suis venu ici. La nature à Krasnoïarsk est très belle, les gens sont ouverts. Je ne parle quasiment pas le russe, mais je travaille sérieusement », raconte l’Indien Venugopal Nakkala, désormais chercheur au Laboratoire d’optique non linéaire et de spectroscopie de la SFU.

Il est venu à la SFU pour travailler sur les panneaux solaires : « Depuis deux décennies, l’industrie utilise des matériaux onéreux en argent ou en or pour le fonctionnement des panneaux solaires. Nous étudions la possibilité d’utiliser des matériaux nano-plasmoniques. Cela permettra de réduire considérablement le coût du processus ».

« Ce n’est pas ma première fois en Sibérie, j’étais déjà venu ici et j’avais sympathisé avec des chercheurs locaux qui m’avaient conseillé de soumettre ma candidature au concours. Ce qui me frappe le plus en Sibérie, c’est la nature – elle est vraiment impressionnante, il y a énormément d’arbres. De plus, l’infrastructure y est très développée et on peut travailler dans les locaux de l’université », raconte l’Espagnol Alberto Arzaka, dont le travail scientifique porte sur les anneaux de croissance des arbres. « Tout se fait en anglais, mais en septembre, j’ai l’intention de commencer les cours de russe, car il me sera utile dans mes relations personnelles. Je n’exclus pas de rester en Russie, tout dépendra de l’avancement du travail que j’ai planifié pour les trois prochaines années ».

Entre décembre 2015 et mars 2016, la SFU a organisé un concours ouvert pour jeunes chercheurs titulaires d’un PhD ou d’un doctorat. Au total, l’université a reçu plus de 30 candidatures et sept chercheurs étrangers ont pu occuper des postes de collaborateurs scientifiques à la SFU.

Venugopal NakkalanCr&eacute;dit : service de presse de SFU<p>Venugopal Nakkala</p>n
Alberto ArzakanCr&eacute;dit : service de presse de SFU<p>Alberto Arzaka</p>n
Evgueni Vaganov, acad&eacute;micien &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie russe des sciences et recteur de la SFU.nCr&eacute;dit : service de presse de SFU<p>Evgueni Vaganov, acad&eacute;micien &agrave; l&rsquo;Acad&eacute;mie russe des sciences et recteur de la SFU.</p>n
 
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Lors de la rencontre avec les vainqueurs, Evgueni Vaganov, académicien à l’Académie russe des sciences et recteur de la SFU, a confirmé que l’université avait choisi les meilleurs chercheurs les plus indispensables pour le développement des principales disciplines. « Nous avons signé des contrats de trois ans avec tous ces chercheurs. C’est un travail de recherche, mais aussi, d’enseignement, éventuellement. A la fin, le contrat pourra être reconduit », assure le recteur.

Abolkhassem Tokhidpur vient d’Australie, mais il est originaire d’Iran. Il est en Russie depuis 18 mois et a déjà goûté à l’hiver russe glacial : « Une fois, j’ai essayé de faire du ski, j’ai failli me casser une jambe et, désormais, je préfère regarder mes amis russes skier en buvant du café délicieux qu’on m’offre ».

« En Sibérie, il fait très froid, mais les gens ont des cœurs chauds. J’aime beaucoup la Sibérie, même si c’est la première fois que je quitte l’Inde », raconte la jeune chercheuse indienne Shubkhra Pande. « J’ai choisi de poursuivre ma carrière scientifique à la SFU, car c’est un centre de sciences et de formation supérieure et l’université le travail productif des chercheurs ». Pande expérimente sur les souris pour trouver un moyen de prolonger la vie en étudiant la production des protéines grâce à la bioluminiscence.

Les conditions créées pour les jeunes chercheurs en Sibérie

Depuis longtemps, de nombreuses universités du monde invitent des spécialistes étrangers à travailler et à enseigner à l’aide de bourses et de concours spéciaux.

En lançant son propre concours, SFU a misé sur la recherche de talents pour attirer des chercheurs jeunes et actifs de différents coins du monde dans ses rangs. Les postdocs doivent être âgés de moins de 35 ans au moment de leur demande. 

« Les exigences vis-à-vis des candidats étaient très strictes, comme, par exemple, des publications dans les revues indexées sur Web of Science ou Scopus, mais l’université proposait de bonnes conditions également », précise le recteur. « Il ne s’agit pas tant du salaire que de la possibilité de travailler sur du matériel unique et sous la direction de chercheurs célèbres dans leurs domaines bien au-delà de la Russie. La pratique montre que c’est bien la première motivation pour les jeunes chercheurs qui décident de venir à l’université de Sibérie ».

 Le recteur avoue que, bien que Krasnoïarsk ait longtemps été fermée aux étrangers et peu connue de ces derniers, la SFU a reçu de nombreuses candidatures. « C’est notre premier concours et nous envisageons d’augmenter le nombre de chercheurs postdoctoraux. C’est la partie la plus active du contingent des jeunes chercheurs ».

L’université envisage de lancer son deuxième concours « Postdoc SFU » en janvier 2017.

Classement de la SFU :

En 2014, SFU a reçu 3 des 5 étoiles du classement QS-Stars publié par Quacquarelli Symonds.nnAu classement Webometrics pour l’année 2015, SFU arrive 10ème parmi toutes les universités russes.nnEn 2016, SFU comptait plus de 30 000 étudiants dont environ 400 étrangers. n

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