L’appli mobile venue de Sibérie pour faciliter le quotidien

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Une application mobile mise au point en Sibérie permet de trouver rapidement un salon de coiffure ou d’appeler une dépanneuse.

Des programmeurs de la cité scientifique d’Akademgorodok à Novossibirsk (Sibérie) ont présenté une nouvelle application mobile, KliChat, qui diffère de ses « semblables » par une fonctionnalité élargie. Cette dernière offre à l’utilisateur la possibilité de communiquer non seulement avec ses amis, mais également avec différents services, permettant d’appeler un taxi ou une dépanneuse, de prendre rendez-vous chez le coiffeur ou de faire des achats.

KliChat, le chat des clients

En deux clics, Klichat aide à acheter son assurance auto ou à obtenir un avis juridique.

« Nous constatons actuellement une tendance à unir le virtuel et le réel. Ainsi, il est possible d’appeler un taxi via une application mobile. Pourtant, on n’a fait que retirer un maillon, le centre d’appel. Et le modèle s’est révélé viable : par exemple, il est possible de prendre rendez-vous aveappli russec nombre de salons de beauté et autres établissements par le biais de WhatsApp. On a eu alors l’idée de faire fonctionner cette application dans d’autres domaines », a indiqué le principal développeur de KliChat, Alexeï Penskikh.

Les programmeurs font remarquer que leur application est destinée avant tout à la communication dans le monde des affaires.

« Que souhaite l’utilisateur pour communiquer avec le secteur des affaires dans les applications classiques ? D’abord trouver le numéro de téléphone d’un employé et l’ajouter au carnet d’adresse, ensuite le téléphone doit l’identifier sur la liste des contacts, après quoi il deviendra possible de joindre la société, explique Alexeï Penskikh. Dans les applications ordinaires, tout est mélangé : on communique avec nos amis en recevant en parallèle des messages de la part de notre banque ou du service de livraison ».

Il était nécessaire de peaufiner la fonctionnalité et d’optimiser les processus. Une équipe de dix spécialistes s’est attelée à la tâche. A l’heure actuelle, il existe trois formats de communication : d’utilisateur à société, d’utilisateur à utilisateur et de société à société.

Le mécanisme de fonctionnement est simple : les sociétés se branchent sur la plateforme KliChat pour la modique somme de 13 à 40 euros par an. A l’issue d’une vérification sur la plateforme, elles obtiennent l’accès aux utilisateurs. Pour ces derniers, l’application est gratuite, il suffit de télécharger App Store ou Play market. Ce qui a été déjà fait par plus de 10 000 personnes.

Interdiction des applications étrangères

Le ministère russe du Développement économique a récemment proposé d’interdire WhatsApp, Skype, Viber et Telegram pour les fonctionnaires russes en vue de prévenir une éventuelle fuite d’informations confidentielles et de service.

Cette initiative ouvre de nouveaux horizons devant la nouvelle application sibérienne, car les serveurs des concepteurs de KliChat se trouvent en Russie. « L’administration présidentielle a posé l’objectif de mettre au point une application protégeant la transmission des fichiers et KliChat possède cette fonction. Nous respectons tous les critères en matière de sécurité de la transmission et du stockage des données », a affirmé Alexeï Penskikh.

Les experts sibériens ne cherchent pas à évincer les applications étrangères du marché. « La concurrence nous aide à perfectionner notre produit, a-t-il poursuivi. En outre, nous nous concentrons sur le lien entre l’utilisateur et les services ».

Les utilisateurs de la nouvelle application peuvent dès aujourd’hui appeler un taxi, planifier une visite chez le garagiste, organiser des quêtes ou prendre rendez-vous pour laver leur voiture et réparer un appareil électroménager. Les programmeurs prévoient d’ajouter par la suite une liaison vidéo et un service de paiement, ainsi que de peaufiner leur système pour faire leur entrée sur le marché international.

« Nous voulons enlever tout le superflu pour rendre notre produit encore plus simple », conclut Alexeï Penskikh.

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