Cinq choses que vous ignoriez sur les licornes de Sibérie

Image par Heinrich Harder, 1920.

Image par Heinrich Harder, 1920.

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Les licornes ont réellement existé en Sibérie. Mais ce ne sont pas les belles créatures des contes pour enfants que vous imaginez. Elles ressemblent plutôt à des rhinocéros poilus. RBTH présente des faits méconnus sur cet animal énigmatique.

Depuis plusieurs semaines, la presse mondiale évoque les licornes de Sibérie, des créatures qui, comme on l’a appris récemment, vivaient sur Terre il y a 29 000 ans seulement, et non il y a 350 000 ans. Cela signifie que le mystérieux personnage des contes a probablement connu l’apparition de l’Homo sapiens. Cette découverte a été faite par les chercheurs de l’Université d’État de Tomsk grâce à l’analyse par le radiocarbone.

Les licornes ressemblaient probablement plus à un rhinocéros poilu qu’à un pur-sang. Que savons-nous sur ces créatures anciennes qui peuplaient notre planète ?

1. La licorne de Sibérie avait un régime alimentaire très étrange

Malgré sa taille imposante (jusque 5-6 mètres de longueur pour plus de cinq tonnes), l’animal se nourrissait principalement de tubercules et de bulbes de plantes. La licorne pouvait creuser la terre pour extraire les racines comestibles. Elle n’avait pas d’incisives ni de canines et creusait donc la terre avec ses lèvres dures et cornées.

Les chercheurs se demandent aujourd’hui pourquoi cette espèce a pu survivre plus longtemps que les lions des cavernes et les mammouths. L’alimentation a peut-être joué un rôle.

2. Du temps des licornes, la Sibérie avait un climat tempéré

Les restes de ces animaux ont été découverts dans la partie sud-est de la plaine de Sibérie occidentale. Pourtant, on considère que ces animaux aimaient la chaleur. Auparavant, on pensait qu’ils n’étaient jamais venus dans cette zone. Cependant, la découverte permet de conclure que le climat de l’Oural et de la Sibérie n’était pas celui qu’on décrivait jusqu’ici. Les chercheurs estiment que les licornes ont pu migrer pour vivre dans des régions plus méridionales pendant un certain temps.

3. Les hommes de Neandertal ont probablement vu les licornes de Sibérie de leurs propres yeux

Les images de cet animal sur les peintures rupestres ne sont pas le fruit de l’imagination de nos ancêtres. Les chasseurs primitifs sont, peut-être, à l’origine de leur extinction : il ne faut pas oublier que les licornes avaient survécu à quatre voire cinq périodes de glaciation.

Source : wikipedia.orgSource : wikipedia.org

La cause de leur disparition reste un mystère. Il est peu probable qu’elles aient péri dans une énième période de glaciation. Auparavant, les chercheurs avaient émis l’hypothèse selon laquelle les licornes auraient été progressivement évincées par les mammouths.

4. La corne de cette créature mystérieuse, comme son apparence, n’ont rien à voir avec le personnage des contes.

Le front de la licorne de Sibérie était orné d’une petite  bosse osseuse en forme de dôme de quelque 35 cm de long et de 15 cm de haut. Elle était très solide et servait de base à une puissante corne. À l’intérieur, ce dôme enfermait l’organe olfactif.

Ainsi, la licorne de Sibérie avait un odorat très développé. La corne se trouvait sur le front et non sur le nez, comme chez le rhinocéros indien unicorne. Les avis des chercheurs sur la longueur de la corne divergent : certains pensent qu’elle pouvait atteindre un à deux mètres.

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5. Outre la corne principale, l’animal en avait peut-être une autre.

Les scientifiques cherchent à restituer l’aspect de la licorne de Sibérie depuis le XIXe siècle. Ainsi, le professeur de zoologie Alexandre Brandt, qui a remarqué la légère rugosité de l’extrémité avant des os du nez de l’animal, a suggéré la présence d’une deuxième corne.

Selon le chercheur, elle se trouvait à l’extrémité du museau de l’animal et se présentait sous la forme d’une petite plaque de corne. Cependant, aucun fossile de l’animal ancien ne porte de corne. Les cornes sont composées de kératine, comme nos cheveux et nos ongles, et ne sont que très rarement conservées. Les paléontologues supposent la présence de la corne uniquement à partir de la structure du crâne de l’animal.

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