Fotata : comment trouver les meilleurs clichés partout dans le monde

Crédit photo : ShutterStock / Legion Media

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La start-up Fotata est un service de recherche et de réservation de photographes et d'opérateurs vidéo pour des séances de shooting individuelles dans le monde entier, et elle offre déjà les services de plus de 350 photographes originaires de 40 pays différents. Le projet couvre toutes les destinations touristiques les plus populaires et quelques suggestions intéressantes dans plus d'une centaine de villes. Ce service a été développé à Saint-Pétersbourg et lancé en septembre 2013.

« Notre famille compte de nombreux photographes professionnels qui vivent dans plusieurs pays », explique le directeur et fondateur de Fotata Vladimir Mitrofanov.

« Une connaissance originaire de Thaïlande a par exemple demandé à ma femme de l'ajouter sur son groupe VKontakte pour rassembler des clients potentiels pour des sessions photo. En un été, avec peu d'efforts, elle a pu trouver huit clients. Et nous avons décidé de faire de même pour nos amis dans d'autres pays, l'Egypte ou la Turquie, par exemple. Mi-février 2013, nous avons lancé la première version du site web. Depuis, nous avons mis à jour et affiné notre recherche pour engager plus de photographes du monde entier. »

« Nous avons déjà reçu plus de 3 000 visiteurs sur notre site. Pour la plupart ce sont de jeunes couples ou des voyageurs solitaires, et sont majoritairement russophones », a dit Vladimir Mitrofanov.

Comment marche ce service ?

Chaque utilisateur bénéficie d'une page personnelle où le photographe met les clichés en ligne. Le client peut les visualiser et si les photos lui plaisent, il peut ensuite les télécharger. Le service envoie au photographe le paiement, une fois son travail accompli.

Si le client n'est pas satisfait pour des raisons techniques, Fotata demande l'avis de plusieurs photographes indépendants qui doivent statuer sur la validité de la plainte. S'il est avéré que le travail est de mauvaise qualité, l'argent ne revient pas au photographe. C'est pourquoi les clients minimisent les risques en utilisant Fotata. C'est un moyen de « self-regulation » par la communauté professionnelle.

Le site possède également un système de note et de révision qui a une influence directe pour le photographe. Plus la note est élevée, plus il y aura d'offres dans la recherche de résultats et plus le niveau de confiance des utilisateurs pour ce photographe sera élevé. L'honnêteté entre les parties impliquées est un élément essentiel du service et donne à tous une liberté d'action maximale, tout en respectant les règles du jeu.

Actuellement, il y a sur le site un déséquilibre flagrant entre l'offre et la demande. La plupart des demandes sont d'une façon ou d'une autre liées à des mariages, des balades romantiques, une histoire d'amour, une promenade ou des endroits qui diffèrent des lieux touristiques les plus communs.

En conséquence, les photographes qui sont capables de faire rapidement des offres de haute qualité dans ces endroits à un prix abordable peuvent rapidement trouver des clients.

La compagnie est entièrement autonome au niveau financier : depuis le début de son développement les propriétaires ont déboursé un peu plus de 14 000 de dollars (10 500 d'euros), l'équipe de Fotata cherche des investisseurs pour se développer plus rapidement.

Dans les trois prochaines années, selon Mitrofanov, Fotata espère un tournant pour atteindre 100 millions de roubles, prévoir environ 100 000 (2 millions d'euros) réservations par an et intégrer le marché mondial en s'accaparant 25% du marché de la réservation de sessions photos dans le monde.

« Nous avançon étape par étape et nous sommes confiants dans la réussite de la stratégie choisie », ajoute Vladimir Mitrofanov.

Natalia Afonaseva, rédactrice en chef du portail Peterburg2.ru à Saint-Pétersbourg explique que Fotata place une grande partie de ses espoirs dans le shooting photo, mais que ce n'est pas le concept gagnant : « Les voyageurs préfèrent passer plus de temps à se balader et à profiter de nouvelles expériences. Je serais ravie de la présence d'un portfolio de photographe. Nous voyons une mode de globalisation de l'information. Etre situé à Saint-Pétersbourg, grâce aux moyens modernes de communication, permet d'écrire sur tout et rien. C'est plus difficile avec la photographie : vous n'avez pas toujours l'opportunité d'envoyer un photographe dans une autre ville ou dans un autre pays juste pour une histoire. »

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