Rêvons un peu !

L’obtention de résultats qualitativement nouveaux dans les domaines  militaro technique, technologique et socio-économique sont la condition sine qua non. Source : Photoxpress

L’obtention de résultats qualitativement nouveaux dans les domaines militaro technique, technologique et socio-économique sont la condition sine qua non. Source : Photoxpress

Faire le trajet Moscou-Vladivostok en trois heures, prendre un ascenseur pour aller sur la Lune et voir une armée de T-800. Un rapport récemment adressé à la Fondation de recherche avancée explique quand la réalisation de ces rêves technologiques sera possible.

Dans un rapport récemment adressé à la Fondation de recherche avancée, les experts du Conseil public auprès du président de la Commission gouvernementale militaro-industrielle Dmitri Rogozine ont proposé dix programmes de recherche scientifique à haut risque les plus prometteurs.

Créée sur le modèle de l’Agence de recherche avancée sur les projets de défense (DARPA) auprès du Pentagone, la Fondation doit promouvoir le développement à risque dans les intérêts de la défense nationale.

L’obtention de résultats qualitativement nouveaux dans les domaines  militaro technique, technologique et socio-économique sont la condition sine qua non.

A ce jour le budget de la Fondation de recherche avancée est évalué à 150 millions de roubles, mais Dmitri Rogozine, vice-premier ministre russe en charge de l’industrie de défense, a promis fin janvier qu’il devrait être porté à au moins 3 milliards de roubles. 

Organes comme pièces de rechange

La première partie du rapport est consacrée aux technologies biomédicales.

Le premier programme proposé par les experts porte sur la mise en place de technologies permettant de sauver d’urgence la vie dans les situations où les méthodes actuelles sont impuissantes.

Le Conseil propose à la Fondation de développer des organes et des tissus à partir de cellules de l’individu par le biais de «l’application d’une couche cellulaire sur une carcasse protéique décellularisée ou synthétique avec l’utilisation de facteurs de croissance pour la différenciation contrôlée des cellules souches », indique le rapport. 


Réanimation à l’aide d’un robot araignée

Les concepteurs du rapport considèrent qu’il est indispensable de développer un système entièrement robotisé capable de fournir les soins médicaux sur le champ de bataille.

Ils estiment qu’un robot réanimateur pourrait préparer les blessés à l’évacuation et, par conséquent, minimiser les pertes humaines.

Le programme doit déboucher sur la création d’un « robot araignée» pour les équipes médicales militaires ou dans le cadre d’un complexe d’évacuation robotique.


Usine de sang mobile

Les auteurs du rapport invitent la Fondation de recherche avancée à produire du sang artificiel et proposent de créer un dispositif mobil capable de produire quotidiennement près de 100 kg d’érythrocytes ainsi que des précurseurs des plaquettes et d’agents de génie génétique.

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Organes congelés

La cryoconservation des organes humains est encore une question importante qui mérite de faire objet d’une recherche, selon le Conseil.

Actuellement, les organes peuvent être conservés maximum 24 heures à une température de 4°C. Grâce à la cryoconservation, ils pourraient être conservés pendant un an ou plus.


Usines « biologiques »

Les auteurs du rapport proposent de poursuivre les recherches dans les domaines du combustible de cellulose (biodiesel) et des matériaux industriels, à l'aide de nouvelles technologies biochimiques et informatiques.

Le résultat visé par le Conseil est la production efficace de matériaux de construction et du carburant à l’aide de méthodes de la biologie synthétique et de la biotechnologie industrielle.


Accumulateurs géants

Un autre moyen d’augmenter les ressources énergétiques disponibles, c’est la création d’un nouveau type d’accumulateurs.

D’après les auteurs du rapport, nous pourrons voir prochainement des accumulateurs d’une capacité de stockage d’un MWh est plus, ce qui sera suffisant pour alimenter en énergie électrique des trains, des usines et même des villages.


De Moscou à Vladivostok en 3 heures

Les membres du Conseil proposent également à la Fondation de se pencher sur le sujet du train hypersonique sous vide. La réalisation d’un tel projet et de celui d’un maglev (train à sustentation magnétique) permettra de résoudre le problème de transport à travers les vastes territoires russes.

« Les grandes vitesses du Maglev (jusqu’à 600 km/h) et du train hypersonique sous vide (théoriquement jusqu’à plusieurs milliers de km/h) permettra à la Russie d’atteindre pour la première fois la moyenne européenne en matière de la vitesse de déplacements internes : faire le trajet Moscou-Vladivostok par terre en trois heures, cela peut devenir une réalité », lit-on dans le rapport.

Les auteurs proposent en outre de concevoir un avion passager hypersonique. Un voyage de Moscou à Petropavlovsk-Kamtchatsky dans un tel aéronef devrait prendre une heure, et celui à la côte du Pacifique des États-Unis durera deux heures.

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Ascenseur spatial et exploitation minière de Mars

Parmi les idées les plus ambitieuses du Conseil figure l’ascenseur spatial, un système de transport spatial avec l’utilisation prenant la forme d’un câble.

« La création de l’ascenseur spatial (...) rendra rentable l’exploitation minière des objets spatiaux, comme la Lune, Mars et des astéroïdes, et permettra d’organiser en orbite l’assemblage de vaisseaux spatiaux lourds pour des vols (longs) dans le système solaire ».

Comme le stipule le rapport des membres du Conseil, la NASA a déjà initié la conception d’un tel ascenseur.


La Matrice à la russe

Autre proposition stipulée dans le rapport, c’est la conception de plusieurs systèmes de commande qui seront utilisés pour  contrôler des robots terrestres et des drones.

Ces systèmes pourront être unifiés dans l’avenir avec les systèmes de contrôle de troupes, formant ainsi un « réseau intelligent » uni.


Les T-800 au service de l’armée

Le dernier des projets proposés dans le rapport, relève de la robotique militaire. Les auteurs parlent de plusieurs types de robots qui pourraient être utilisés par l’armée.

Ce sont notamment des robots sous-marins à forte autonomie, destinés à effectuer l’entretien de câbles sous-marins et à explorer le fond de l’océan; drones de reconnaissance capables d’effectuer des vols de très longue durée; des robots terrestres chenillés de patrouille et des exosquelettes motorisés, démultipliant les capacités physiques des soldats.

Cependant, les auteurs du rapport estiment que les robots ne pourront pas encore pour longtemps dépasser les capacités humaines.

Version intégrale de l’article en russe sur les site de RIA Novosti.

Le rapport du Conseil public auprès du président de la Commission gouvernementale militaro-industrielle est disponible sur www.nisse.ru

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