Le rallye « Route de la soie » s’achève en Chine

L'équipe KAMAZ-Master.

L'équipe KAMAZ-Master.

Service de presse
Le rallye « Route de la soie », qui a pris fin le 24 juillet à Pékin, a été remporté par les équipages Peugeot et KAMAZ-master.

Des fleurs, du champagne et les cris des supporters enthousiastes dans le célèbre stade « Nid d’oiseau » de Pékin : l’étape finale du rallye « Route de la soie » a rendu mémorable le triomphe des meilleurs pilotes. Cependant, la route vers le cœur de l’Empire du Milieu passe par un environnement nettement moins glamour. Les participants du marathon ont franchi 10.500 km pour atteindre la capitale chinoise. Et ce chemin a mis à rude épreuve leurs talents et leur endurance.

Un dénouement dans les sables

Les derniers kilomètres ont été les plus durs. Le sprint final offrait aux pilotes la plus éprouvante des épreuves : 70 km de sable autour de la ville chinoise de Hohhot devaient définitivement mettre les points sur les i dans cette course qui paraissait sans fin. Le plan a fonctionné : seuls les plus forts sont parvenus à franchir ces terribles dunes.

Dans ce désert sans merci, l’équipage de l’équipe KAMAZ-Master, Aïrat Mardeev et Dmitri Sotnikov, ont su creuser définitivement l’écart avec le Hollandais Martin van den Brink, qui avait tenu la dragée haute aux camions russes durant tout le marathon.

« Cette course a montré que notre adversaire était très sérieux », affirme Sergueï Savostine, manager de l’équipe russe. « Il est bien préparé, très bien équipé. Une boîte de vitesse automatique, une transmission neuve. Avant, personne ne participait à un rallye-marathon avec une boîte automatique. Mais il y est parvenu. Lorsque l’on a affaire à un tel adversaire, il y a du suspense, on veut atteindre de nouveaux sommets. »

Le suspense est resté entier jusqu’aux derniers jours. Le vainqueur de la course, Aïrat Mardeev, s’est efforcé de « faire des réserves », pour avoir de la marge en cas d’incident durant l’étape finale. Cela lui a permis de franchir les dernières dunes sans se presser, et sans faire la moindre erreur.

« Nous avons un peu ralenti la cadence, nous avons roulé plus lentement, car nous ne voyions personne dans nos rétroviseurs », raconte le vainqueur du marathon. « Nous avons pu admirer ces magnifiques dunes. Croyez-moi, il est rare d’avoir ce loisir. Je ne dirais pas que le sable a été difficile pour nous, mais nous n’avons jamais oublié que les apparences sont trompeuses, et que les dunes peuvent être traîtresses ». 

Van den Brink était lui aussi heureux d’être monté sur le podium. Le dernier jour du marathon, il a fêté son 46ème anniversaire et, selon ses propres mots, ce fut le meilleur anniversaire de sa vie.

4x4 : le choc des favoris

En ce qui concerne les 4x4, le nom du vainqueur n’a été connu à la dernière minute. Plusieurs participants prétendaient à la première place. Le français Stéphane Peterhansel, vainqueur à seize reprises du Dakar, avait placé la barre très haut dès les premiers jours. Mais un accident lors d’une étape au Kazakhstan lui a fait perdre trop de temps pour espérer refaire son retard. Ses camarades de l’équipe Team Peugeot Total Cyril Desprès et Sébastien Loeb ont pris le relais et menacé de s’échapper loin devant le peloton.

Mais au dernier moment, Loeb a été lourdement pénalisé pour avoir manqué un point de contrôle qu’il était tenu de franchir, et a perdu plusieurs places au classement général. Cela a permis la remontée du pilote arabe Yazeed Al-Rajhi (XRaid Team), qui a terminé le rallye à la seconde place, et du pilote russe de la G-Energy Team Vladimir Vassiliev (troisième place). La première place dans la catégorie 4x4 est tout de même revenue à l’un des favoris, le français Cyril Desprès.

L’esprit du tigre blanc

En guise de trophée, les équipages ont reçu des têtes de tigres blanc en bronze, le nouveau symbole du marathon. Les organisateurs expliquent ce changement de mascotte (l’ancien trophée représentait une caravane de chameaux) par le nouveau concept du rallye, qui se tiendra pendant plusieurs années sur les territoires de Russie et de Chine. Dans la mythologie chinoise, le tigre symbolise le courage et la force intérieure. Ce talisman est censé inspirer et protéger les participants à la course.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.