Quatre choses à savoir sur le nouveau camion de rallye de l’équipe KAMAZ Master

La Russie n’est peut-être pas le meilleur producteur de voitures de tourisme, mais ses camions sont excellents. Et si vous pensez que les camions sont ennuyeux, c’est que vous n’avez jamais vu un rallye de camions. Quelles surprises nous réserve le nouveau KAMAZ, aligné pour la première fois en compétition sur le Rallye de La route de la Soie ?

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Le 8 juillet, la sixième édition du prestigieux rallye-marathon international de La route de la Soie a quitté la place Rouge, à Moscou, pour gagner Pékin. Les meilleurs coureurs du monde y participent.

Les camions russes de l’équipe KAMAZ Master, qui affiche sa maîtrise dans le Dakar depuis plusieurs années, figure parmi les favoris de cette compétition automobile qui relie Moscou à Pékin. Juste avant le départ du Rallye de La route de la Soie, l’équipe a présenté son nouveau camion à capote (les précédentes versions de KAMAZ n’avaient jamais de capote) qui, selon les ingénieurs de KAMAZ, représente l’avenir des courses de rallye russes.

1. Une véhicule noir

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Le nouveau bolide de KAMAZ se reconnaîtra facilement grâce à sa couleur inhabituelle. Plutôt que de revêtir l’éternel bleu vif, qui a valu à l’équipe le surnom d’« armada bleue », le nouveau camion à capote se présente en « smoking », noir monochrome.

Les ingénieurs envisagent de rhabiller le KAMAZ de course avec son uniforme habituel pour le Dakar qui aura lieu en janvier prochain, une fois les essais réussis. Son premier test sur le terrain aura lieu lors du Rallye de La route de la Soie : pour ce rallye-raid eurasien, le nouvel engin sera piloté par le vainqueur du Dakar-2013, Edouard Nikolaïev.

2. Plus confortable que jamais

 

Même si le confort, au sens habituel du terme, est une notion toute relative dans une course de camions, toutes les équipes de rallye cherchent à apporter un maximum de confort aux équipages dans les cabines des engins de compétition. Les sportifs fatigués ne peuvent pas battre des records.

Le nouveau KAMAZ est appelé à initier une véritable révolution en matière de confort. Dans les camions classiques de KAMAZ, les sièges du pilote et du co-pilote étaient situés directement au-dessus des roues. Dans de telles conditions, toutes les irrégularités du terrain sont ressenties, au sens premier du terme, et le risque de blessure de la colonne vertébrale est très élevé. Dans ce nouveau camion à capote, en revanche, la cabine a été déplacée au milieu des essieux, ce qui atténue considérablement les charges verticales et les coups endurés par les pilotes.

Mais cela n’empêche pas Edouard Nikolaïev d’assurer qu’il tirera absolument tout de son engin. « Nous courrons de manière à ressentir les charges habituelles », a-t-il précisé.

3. Souplesse dans les sauts

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Autre caractéristique intéressante du nouveau véhicule : la répartition symétrique du poids entre les essieux avant et arrière. C’est un grand avantage pour un camion car grâce à cette distribution, l’engin doit au minimum pouvoir atterrir uniformément après un saut et mieux réagir au pilotage dans le sable.

Pourtant, les ingénieurs de KAMAZ devront renoncer à cette innovation pour le Dakar. Alors que ce nouveau véhicule de compétition était déjà prêt, les organisateurs du Dakar ont publié un nouveau règlement interdisant les camions dont la répartition du poids entre les essieux est symétrique. Ainsi, d’ici janvier, les ingénieurs modifieront le camion en déchargeant l’essieu arrière au détriment de l’essieu avant, nous a expliqué le directeur technique de l’équipe, Vladimir Gouba.

4. Descente « à l’aveugle »

Les premiers essais ont montré que le montage avec capote permettait de mieux contrôler le comportement du véhicule dans le terrain. Le nouveau camion affiche d’excellents résultats sur les routes impraticables, dans les zones spéciales « de marche », où l’orientation dans l’espace joue un rôle important.

En revanche, la version à capote souffre d’une visibilité insuffisante dans les dunes. Cependant, aucun véhicule au monde n’offre de bonnes conditions de visibilité dans le désert, nous explique le manager de l’équipe, Sergueï Savostine, car quand le camion grimpe sur la crête d’une dune, le pilote ne voit que le ciel, que son camion ait une capote ou non. « C’est là qu’on est sauvé par la fenêtre latérale », précise-t-il, avant d’ajouter : « Elle seule permet de comprendre quand il faut décélérer pour ne pas retomber de la dune cul par-dessus tête. »

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