Mondial 2018 : la Russie dépensera plus de 12 milliards d’euros

Le président Poutine et le dirigeant de la FIFA Blatter ont visité ce stade légendaire en compagnie du maire de Moscou Sergueï Sobianine. Crédit : Konstantin Zavrajine / RG

Le président Poutine et le dirigeant de la FIFA Blatter ont visité ce stade légendaire en compagnie du maire de Moscou Sergueï Sobianine. Crédit : Konstantin Zavrajine / RG

La Russie dépensera plus de 12 milliards d’euros pour la Coupe du monde de football, a annoncé mardi le président russe Vladimir Poutine. Le président de la FIFA Sepp Blatter, de son côté, a assuré son soutien inconditionnel aux Russes, ajoutant que toutes les craintes concernant un boycott par les pays occidentaux étaient sans fondement.

Le président russe Vladimir Poutine a présidé, mardi 28 octobre à Moscou, une réunion du conseil de surveillance de l’organisation non sans but lucratif « Comité d’organisation Russie-2018 ». Cette dernière est chargée de préparer le championnat du monde de football qui se tiendra dans quatre ans en Russie. Les ministres clés du gouvernement russe et le dirigeant de la FIFA Sepp Blatter ont participé à la réunion.

Des milliards d’euros et l’expérience de Sotchi

« La Russie achèvera tous les travaux dans les délais impartis et avec une qualité optimale », a annoncé Vladimir Poutine. A court terme, a-t-il déclaré, un portail d’information spécial sera lancé pour contrôler toutes les étapes de la préparation du championnat, à l’image de ce qui avait été mis en place avec succès pour les Jeux olympiques de Sotchi. « Toutes les expériences utiles, idées, et bonnes pratiques doivent être utilisées à plein lors de la préparation de la Coupe du monde. Cela concerne la logistique, le recrutement des volontaires, la vente de billets, l’accueil des sportifs et des visiteurs », a indiqué le président russe.

D’après Vladimir Poutine, la préparation au championnat coûtera 12,18 milliards d'euros. Ces fonds seront en premier lieu dépensés pour développer les infrastructures électriques, de transport et de communication. D’après le ministre russe des Transports Maxime Sokolov, les supporters pourront voyager gratuitement entre les villes accueillant les matchs s’ils possèdent un billet d’entrée à un match. « Ils pourront se déplacer en train entre les villes participantes en présentant leur billet. Nous avons l’habitude de ce genre d’opération avec les chemins de fer. Cela coûtera environ 36 millions d’euros », a estimé Sokolov.

Le président russe a aussi noté que les autorités régionales devaient penser dès maintenant aux dépenses liées à l’utilisation de l’« héritage » du championnat du monde. « Il faut que les dirigeants des régions pensent à l’avance à leurs budgets 2019, qu’ils estiment les besoins des équipes sportives junior qui pourront utiliser les équipements construits pour l’événement », a déclaré Vladimir Poutine.

« Le football ne peut pas être boycotté »

Le président de la FIFA, de son côté, a affirmé son soutien inconditionnel aux projets de la Russie. Il a aussi commenté les appels d’une série d’hommes politiques occidentaux à boycotter la Coupe du monde, voire à déchoir la Russie de son droit à organiser l’événement.

« Le football ne peut pas être boycotté, a déclaré Sepp Blatter. La FIFA maintient fermement l’organisation de ce championnat en Russie. C’est une entreprise commune non seulement pour le peuple russe, mais aussi pour le monde entier, c’est le plus grand show du monde. Le football unit les gens, il ne les divise pas. »

La Coupe du monde de football de 2018 se déroulera dans onze villes russes et douze stades, dont trois sont déjà prêts : Otkrytie Arena à Moscou, Kazan Arena et le stade olympique Ficht à Sotchi. La finale devrait se dérouler dans le stade moscovite Loujniki, en cours de restauration. Le président Poutine et le dirigeant de la FIFA Blatter ont visité ce stade légendaire en compagnie du maire de Moscou Sergueï Sobianine. Ce dernier a remercié Sepp Battler pour avoir permis de conserver l’apparence historique de Loujniki. « Mais à l’intérieur tout sera totalement neuf et moderne », a-t-il affirmé. « Tout sera fait dans les temps, ce sera l’un des meilleurs stades au monde ».

Le ministre russe des Sports Vitaly Moutko estime pour sa part que le principal problème de la Russie dans sa préparation du mondial est le manque d’hôtels. « Dans la majorité des villes organisatrices, il y a pour l’instant un sérieux déficit de lits, a-t-il indiqué. Nous estimons que la Russie recevra autant de touristes pendant ce championnat que le Brésil en 2014, soit 700 000 personnes ».

D’après Kommersant et Rossiyskaya Gazeta

 

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