Formule 1 en Russie : dans le sillage des JO de Sotchi

Crédit : Itar-Tass

Crédit : Itar-Tass

Il ne reste qu'un peu plus de quatre mois avant le début du premier Grand Prix de Russie. Alors que les pilotes attendent les premiers essais sur le circuit de Sotchi, les organisateurs mettent en avant la configuration très intéressante du circuit, l'emploi de technologies uniques et l'utilisation intelligente de l'héritage olympique.

Ces dernières années, les fans russes de sports mécaniques sont fous de joie : il semble que tous leurs rêves se réalisent. D'abord, la Russie a accueilli le championnat du monde de Superbike ; puis est venu le tour du légendaire DTM ; finalement, cette année, c'est la Formule 1 qui débarque dans le pays. Des millions de spectateurs venus des quatre coins du monde, les autos les plus rapides de la planète, des pilotes de légende et une vitesse à couper le souffle : c'est incroyable, mais on pourra bientôt éprouver tout cela dans la « Californie russe » : une étape du championnat de F1 se tiendra à Sotchi.

Le premier Grand Prix de Russie est à portée de main – il devra se tenir entre le 10 et le 12 octobre 2014. Bien évidemment, la F1 va obtenir un nouveau circuit, dont la construction est presque terminée. Et ceux qui n'ont pas eu l'occasion de se rendre aux Jeux olympiques d'hiver 2014 pourront découvrir l'héritage des Olympiades durant l'épreuve de Formule 1, car le circuit passe à travers le Parc olympique au bord de la mer Noire.

Circuit du Parc olympique

Tout a commencé en 2010, quand Moscou est parvenu à un accord avec le patron de la F1 Bernie Ecclestone sur l'organisation de l'épreuve russe du championnat. Le contrat, d'une durée de sept ans, a été signé le 17 octobre 2010. Quelques jours plus tard, les médias ont annoncé que la course aurait lieu à Sotchi sur un nouveau circuit conçu par le célèbre architecte Hermann Tilke. Son équipe Tilke Gmbh avait pris part à la conception de 28 autodromes tout autour du monde, y compris le Moscow Raceway, situé dans la région de Moscou. Mais le projet de Sotchi était particulier car le circuit était intégré au Parc olympique, ce qui le rend unique au monde.

Les concepteurs envisageaient initialement de créer à Sotchi un circuit temporaire, mais ont ensuite rejeté cette idée. Finalement, l’autodrome, relié au réseau routier de la ville, a acquis deux configurations : il est constitué d'un « grand circuit » utilisé exclusivement pour le Grand Prix de Russie, et d’un « petit circuit », qui sera exploité pour les épreuves de sport automobile durant toute l’année.

« Notre circuit est le seul au monde à intégrer des installations olympiques », déclare le centre de presse du Grand Prix de Russie. « Nous avons incorporé l’autodrome au projet de Parc olympique après que ce dernier avait été approuvé. Les préparatifs des JO et du Grand Prix ont donc été menés en parallèle. Notamment, les infrastructures du circuit étaient utilisées durant les Olympiades : les bâtiments construits pour les écuries de Formule 1 ont accueilli les centres d’accréditation et d’équipement des Jeux. Après l’achèvement des JO, les installations olympiques sont devenues une partie intégrante de l’autodrome : le circuit passe entre les stades et les arènes, et certains spectateurs seront placés directement sur la partie inférieure du Palais des glaces « Bolchoï » ».

Touche finale

L'étape russe sera alors la seule épreuve de F1 qui aura lieu sur un circuit permanent, mais en même temps urbain. L’autodrome de Sotchi sera non seulement beau – grâce aux montagnes et à la mer avoisinantes – mais aussi très intéressant du point de vue des pilotes et des spectateurs. Le troisième virage du circuit, très long et formant la lettre Oméga, permettra aux pilotes d’atteindre une vitesse pouvant aller jusqu’à 305 km/h grâce à une forte descente. Et sur la ligne droite de 650 mètres, située entre les deuxième et troisième virages, la vitesse maximale dépassera 320 km/h.

La particularité technique principale du tracé est la couche supérieure du surfaçage, constituée d'un mélange unique de plusieurs matériaux avec des additions minérales. Actuellement, les spécialistes ont déjà commencé à la placer sur le tracé.

« Les travaux de construction avancent selon le calendrier prévu. Les bâtiments des écuries, les stands et le centre médical ont déjà été construits. On achève actuellement la salle de contrôle de la course et la tribune principale. En même temps, on démonte la couche supérieure de la surface t emporaire du tracé, afin de la remplacer par la couche finale », dit-on dans le centre de presse.

Les essais à venir

En chiffres

La longueur totale du circuit automobile de Sotchi s’élève à 5.848 mètres. Il comprend 11 virages droits et 5 gauches ; la circulation s’effectue dans le sens horaire. La largeur du tracé varie de 13 à 15 mètres.

Pour l’instant, les pilotes n’ont pas eu la chance de tester la piste – les essais se tiendront un peu plus tard. Cependant, il y a un an, les pilotes Sebastian Vettel et David Coulthard se sont rendus à Sotchi pour inspecter le nouveau circuit, alors encore en construction. Les deux sportifs ont même réussi à tester une petite partie de l’autodrome, au volant de voitures classiques.

« Tout semble très intéressant. Le tracé accueillera des épreuves l’année suivante, et j’attends cette course avec impatience. Nous sommes parvenus à faire une balade autour de quelques stades. Actuellement, tout est en construction ici, mais dès l’année prochaine, tout sera prêt pour la Formule 1 », a alors déclaré Sebastian Vettel.

Et les pilotes ne sont pas les seuls à attendre avec impatience cette nouvelle étape de l’histoire du sport automobile : les supporteurs russes, qui ont eu cette année beaucoup d’occasions de se réjouir, ne sont pas en reste. Le pilote russe Daniil Kvyat, qui vient de faire ses débuts dans la Formule 1, affiche semaine après semaine de bons résultats. C’est donc le tour du circuit de Sotchi, et les fans ont toutes les raisons de s’attendre à un spectacle magnifique en octobre prochain.

Réagissez à cet article tweetant @rbth_fr #formule1


Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.