Les armes russes présentées aux militaires étrangers

Crédit : Sergueï Bobylev / ITAR-TASS

Crédit : Sergueï Bobylev / ITAR-TASS

Hier, le chef d’État-major russe Valeri Guerassimov a fait plusieurs déclarations importantes lors de sa rencontre avec les représentants des attachés militaires étrangers. Bien sûr, M. Guerassimov n'a pas dévoilé les plus grands secrets des forces armées russes. Mais les attachés militaires ont pu connaître le point de vue des dirigeants du ministère de la Défense sur la modernisation de l'armée russe et la solution aux problèmes internationaux.

Valéri Guerassimov a révélé, en particulier, que pour améliorer le niveau de préparation militaire de l'armée russe, un nouveau modèle de formation des troupes avait été mis en place. Son noyau est constitué de quatre centres de formation militaire et quatre polygones interforces des districts militaires.

Désormais, la direction de toutes les organisations militaires de l’État est assurée avec l'aide du Centre national de gestion de la défense, où est déployée un dispositif opérationnel de mise en alerte, qui permet de préparer des propositions chiffrées argumentées et globales pour appuyer les décisions des dirigeants russes en temps réel, pour réagir en temps réel à toutes les situations de crise dans le monde et à l'intérieur du pays.

Dans les circonscriptions militaires, les catégories et différentes forces, ont ouvert des centres régionaux et territoriaux incluant le système de gestion jusqu'aux brigades et divisions pour accomplir les missions analogiques.

Le commandement arctique et le rééquipement des forces armées

Le chef de l’État-major a rappelé que pour la protection des intérêts nationaux, un commandement formé sur la base de la Flotte du nord avait été mis en place le 1er décembre dans le secteur russe de l'Arctique. À part les forces navales, il sera composé de la brigade arctique, ainsi que d'une unité et d'une formation des forces aériennes et de la défense antiaérienne.

« En une année la Russie a reçu 38 fusées intercontinentales balistiques, plus de 250 appareils volants, environ 280 blindés de combat, plus de 5 000 exemplaires de technique automobile. Quatre régiments de la défense antiaérienne ont obtenu des systèmes modernes sol-air. On a rééquipé deux brigades, qui ont reçu les missiles opérationnels et stratégiques Iskander-M », a dévoilé M. Guerassimov.

Il a révélé des informations sur les livraisons de technique maritime aux forces navales : un sous-marin nucléaire d'attaque Severodvinsk doté de missiles de croisière, un grand sous-marin Novorossiisk, deux corvettes Grad Sviyajsk et Ouglitch, trois embarcations d'assaut et une embarcation de contre-assaut.

De nouvelles données sont également apparues quant à l'amélioration du système national de prévention des attaques de missiles. Selon Guerassimov, cette année ont été ajoutés deux stations radar de type Voronej. Par ailleurs, la construction de quatre autres stations radar analogiques se poursuit.

Le chef de l'État-major a annoncé que chaque année, le ministère de la Défense était prêt à acheter 70 à 100 avions, plus de 120 hélicoptères, jusqu'à 30 navires de surface, sous-marins, navires spéciaux et navires de soutien ainsi que jusqu'à 600 unités de véhicules blindés.

La position de l’État-major sur le conflit en Ukraine

Une grande partie du discours de M. Guerassimov était consacrée à l'explication de la position russe sur les « points chauds » de la planète : la Syrie, l'Afghanistan et évidemment l'Ukraine« Le développement d'une thèse de la « Russie-ennemie » dans le contexte des événements ukrainiens a permis à l'OTAN de créer une base politique pour rapprocher son infrastructure des frontières russes », a souligné Guerassimov.

« Aujourd'hui on augmente la présence des forces terrestres, aériennes et maritimes de l'alliance en Pologne, dans les Pays baltes ainsi qu'en mers Noire et Baltique. L'OTAN mène d'une façon de plus en plus active des exercices militaires et des entraînements de ses forces sur la base d'une prétendue « menace de l'Est » ».

De plus, selon le général, l'Occident présente la Russie comme coupable directe des événements tragiques en Ukraine et « agresseur ouvert ».

« En partant de ces déclarations provocantes, on a compté combien de forces armées russes devraient être présentes sur les territoires de Donbass, a répondu M. Guerassimov. Selon les calculs les plus modestes, il s'agirait de plus 8,5 mille tanks et véhicules blindés, environ 1 200 pièces d'artillerie et 1 900 systèmes réactifs lance-roquettes multiples ».

Le chef d'État-major a comparé toute la surface des oblasts de Lougansk et de Donetsk avec le territoire de l'oblast de Moscou. En s'adressant à des attachés militaires et professionnels militaires étrangers, il a déclaré : « Vous comprenez très bien qu'il est impossible, même dans une simple hypothèse, de cacher un tel groupement interarmées sur ce territoire assez petit, où travaillent librement les journalistes occidentaux et des représentants de l'OSCE ».

De plus, comme l'a souligné M. Guerassimov, le sud-est de l'Ukraine est sans cesse observé à l'aide des moyens de renseignement spatiaux et de contrôle des États occidentaux.

Il a jugé nécessaire d'annoncer qu'il y avait bien des militaires russes en Ukraine. À la demande de l'État-major de ce pays, les représentants des forces armées russes travaillent dans la ville de Debaltseve sous le commandement du général-lieutenant Alexandre Lentsov.

Selon Guerassimov, leur mission commune avec l'OSCE est d'aider les parties en conflit – à savoir, les forces ukrainiennes et les insurgés locaux – à trouver des compromis pour désamorcer les tensions et retirer les forces de la ligne de contact.

Source : Rossiysksaya gazeta

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