Sept avantages de la vie à Moscou

Crédit : Lori/Legion Media

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Depuis l’effondrement de l’Union soviétique, la capitale russe se développe à un rythme effréné. Aujourd’hui, c’est une mégapole moderne de plus de 15 millions d’habitants. Les étrangers qui arrivent à Moscou pour la première fois craignent beaucoup de choses – les embouteillages, les files d’attente, les vols, les maladies, les prix élevés. RBTH s’est entretenu avec des étrangers originaires de Croatie, Espagne, Mexique, Etats-Unis et Australie, résidant à Moscou, au sujet des différences entre la vie dans la capitale russe et dans d’autres villes européennes. En résumant leurs réponses, nous pouvons distinguer sept avantages liés à la vie à Moscou.

1. Moscou ne dort jamais

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Le premier avantage cité par tous les sondés est la possibilité incroyable d’effectuer n’importe quel type d’achat et d’obtenir n’importe quel service courant à tout moment de la journée ou de la nuit.

« Vous pouvez passer chercher des nouveautés dans une librairie à deux heures du matin, acheter du parquet dans un hypermarché de bricolage à 3 heures, trouver des fleurs pour votre copine à 5 heures et faire laver votre voiture à 6 heures », raconte le célèbre producteur américain Bob Van Ronkel, qui vit à Moscou depuis plus de 10 ans.

La seule chose que vous ne pouvez pas acheter à Moscou la nuit est l’alcool. Passé 23h, les rayons alcools et spiritueux sont mis sous scellés.

2. Terminaux de paiement pour mobiles, internet et services municipaux

Crédit : TASS

À Moscou, vous ne resterez jamais sans forfait mobile. Dans tous les lieux les plus fréquentés – magasins, galeries souterraines, restaurants, pharmacies, métro – vous trouverez des terminaux de paiement.

« Il suffit de composer votre numéro de téléphone, de transférer le montant nécessaire et votre compte fonctionne à nouveau. Le même système s’applique aux comptes Internet. C’est simple et pratique », explique le programmeur croate Ivan Vučković. Inutile de se déplacer à la banque pour régler les services municipaux.

Les mêmes terminaux acceptent les paiements pour tous types de factures, impôts et même amendes pour excès de vitesse. En Europe, c’est beaucoup plus compliqué.

« Par exemple, en Croatie, pour recharger son compte mobile, il faut acheter dans un kiosque une carte spéciale avec un code qu’il faut ensuite taper sur le téléphone. Le kiosque n’ouvre pas 24 heures sur 24, bien entendu », déplore Ivan Vučković.

3. Vkontakte VS Facebook

Crédit : Vladimir Trefilov/RIA Novosti

Le réseau social russe Vkontakte est particulièrement populaire auprès des étrangers qui ont de nombreux amis russes. Ce réseau social dispose d’un grand nombre de fichiers audio et vidéo en russe.

Le Mexicain Alejandro Ordoñez est chargé du développement des relations économiques et culturelles russo-mexicaines : pour lui, Vkontakte n’est pas uniquement un moyen de communication, mais également un support sur lequel il peut regarder des films, émissions et séries russes, écouter des chansons, apprendre le russe sur les pages de professeurs célèbres.

« Même quand je quitte la Russie, je n’oublie pas le russe », explique Alejandro. Les étrangers qui utilisent Facebook soulignent le grand avantage de l’application russe – l’absence de nombreux spams qui polluent le fil d’actualité et les profils.

4. Alertes bancaires par SMS

Crédit : WBM

Certains étrangers ouvrent des comptes dans les banques russes qui leur demandent s’ils souhaitent activer les alertes SMS. « En Croatie, cela signifie que le client recevra un seul message quotidien sur l’état de son compte courant », explique Ivan Vučković.

A Moscou, vous recevez un SMS pour toute opération avec la carte bancaire, ainsi les propriétaires des cartes bancaires savent toujours de quelle somme ils disposent. C’est également très efficace pour lutter contre la fraude – on peut alerter la banque dès qu’on reçoit un message sur un achat inconnu ou sur un retrait effectué par une autre personne.

5. Embouteillages en temps réel

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On terrorise les étrangers en leur décrivant les embouteillages à Moscou, mais peu d’entre eux connaissent le service en ligne qui montre l’état des routes en temps réel. L’application est si détaillée, que vous pouvez surveiller les embouteillages dans la moindre ruelle de la ville.

« Au début, j’avais peur de regarder la carte complètement rouge d’Yandex, car elle signifiait que la ville entière n’était qu’un vaste embouteillage. Mais ensuite, j’ai compris que cela arrivait surtout à l’heure de pointe. L’application aide effectivement à circuler dans Moscou et vous fait gagner du temps », explique l’Australien Michael Alexander qui, après trois mois de vie à Moscou, est tombé amoureux de la Russie. 

6. Médicaments sans ordonnance dans les pharmacies

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En Russie, vous pouvez acheter la plupart des médicaments sans ordonnance du médecin. Les antibiotiques, les traitements hormonaux, les antihistaminiques forts, les statines, etc. Les étrangers considèrent que c’est un grand avantage, car cela permet d’économiser du temps et le prix de la consultation médicale.

Nous ne pouvons, toutefois, pas considérer qu’il s’agisse là d’une grande réussite, car tous les ans, le nombre de personnes qui s’auto-médicalisent va croissant – en économisant sur la consultation médicale, ils risquent souvent de provoquer des dégâts.

 7. Taxis collectifs

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Dans les lieux de grande affluence à Moscou, outre les trolleybus, les tramways et les bus, vous trouverez également des marchroutka (taxis collectifs). Ce sont des minibus qui suivent, généralement, l’itinéraire des transports en commun.

Le grand avantage de la marchroutka réside dans le fait que vous pouvez l’arrêter à tout moment sur son trajet, et pas uniquement aux arrêts - il suffit pour cela de lever la main. De la même manière, vous pouvez descendre dans tous les lieux autorisés par le code de la route.

Le prix du trajet est modique. Le seul inconvénient souligné par les étrangers est la mauvaise isolation sonore qui vous oblige presque à crier quand vous voulez descendre. « La première fois, j’ai eu très peur quand ma copine s’est mise à hurler dans le taxi, j’ai eu honte, et puis je m’y suis habitué et je me suis mis à hurler aussi », plaisante Enrique Alvarez. 

 

Et vous avez-vous déjà eu la chance de vivre à Moscou ? Partagez votre expérience en tweetant @rbth_fr #Moscou


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