Miracle dans la région d’Arkhangelsk: un homme guéri du cancer grâce aux plantes?

Joseph Chiroki, 80 ans, de la ville russe de Kotlas dans la région d’Arkhangelsk (nord) a été diagnostiqué d’un cancer de la thyroïde en 1992.

Joseph Chiroki, 80 ans, de la ville russe de Kotlas dans la région d’Arkhangelsk (nord) a été diagnostiqué d’un cancer de la thyroïde en 1992.

Anna Shulyateva
Il y a 25 ans, un herboriste du nord-ouest de la Russie a découvert le pouvoir des plantes dans sa lutte contre le cancer. Aujourd’hui, il croque la vie à pleines dents, écrit des livres et aide les gens grâce à sa connaissance des plantes médicinales.
Après avoir refusé de suivre un traitement médical, Chiroki a secrètement commandé une pierre tombale et une grille pour sa future sépulture.
Il a ensuite commencé à étudier sérieusement le pouvoir des plantes et a réalisé plusieurs potions en utilisant les recettes apprises auprès des anciens de sa région.
Bien qu’il n’y ait aucun cas confirmé de rémission cancéreuse grâce à la phytothérapie, Shiroki a décidé de tenter l’expérience.
Au bout d’un an le cancer a reculé.
« Je n’ai pas entièrement recouvert la santé, mais la maladie ne me contrôle pas et n’empêche pas de vivre ma vie pleinement », explique-t-il.
Chiroki s’occupe de sa maison, écrit des livres, part en randonnée à la recherche de plantes, donne des consultations gratuites et aide tous ceux qui viennent lui demander conseil.
« Une potion peut combattre n’importe quelle maladie. Elle doit juste être correctement récoltée, préparée et utilisée », selon un ancien proverbe russe.
Chiroki récolte des plantes dans les forêts et dans les champs du district de Krasnobor dans la région d’Arkhangelsk et en fait pousser dans son jardin de plus rares, que l’on ne trouve que dans le nord.
« Je ne soigne pas les gens et je ne me considère pas comme un guérisseur ou un homme de médecine, souligne Chiroki. Je conseille juste les gens sur l’utilisation des plantes médicinales et je suis toujours heureux lorsque mes conseils portent leurs fruits ».
Chiroki chérit la vie et le temps qui lui reste.
Il se lève chaque jour à six heures du matin et commence immédiatement à travailler.Chaque année, il s’efforce d’apprendre et de créer quelque chose de nouveau.
Cette année il apprit à fabriquer des tabourets avec de la vigne et des écorces de bouleau.
L’année dernière il a fabriqué une petite maison pour enfants. Durant son temps libre, il écrit des livres et des poèmes. Voici les vers qu’il compte utiliser comme épitaphe : « Tu ne fais que passer, mais toi aussi tu finiras couché // Assieds-toi, repose-toi sur cette pierre près de moi. // Cueille un brin d’herbe, souviens-toi de moi  // Je suis à la maison, et tu es un visiteur, // Penses à toi ! ».