Chérie, on vit dans un roman de Tolstoï !

Sergueï, le chef de la famille, regrette que le livre Domostroï ne soit plus à la mode.

Sergueï, le chef de la famille, regrette que le livre Domostroï ne soit plus à la mode.

Asha Miles
« Toutes les familles heureuses se ressemblent ; chaque famille malheureuse l’est à sa façon », Anna Karénine, Léon Tolstoï.
Alina et Sergueï sont mariés depuis 15 ans. Ils vivent dans la petite ville russe de Iaroslavl, près de Moscou. Sergueï est un ataman cosaque, alors que sa femme Alina s’occupe principalement de leurs enfants.
Le couple a quatre filles qui fréquentent une école de théologie spéciale. L’une des filles, Frossia, a 10 ans et connaît déjà la signification de chaque couleur dans la peinture d’icônes.
Alina raconte qu’elle a toujours été inspirée par la beauté des bals russes, les habits opulents des dames et les traditions de la Russie impériale. La famille suit passionnément certaines règles et traditions des siècles précédents.
La maison d’Alina et de Sergueï est soigneusement meublée pour refléter leur amour pour les siècles passés. Certains meubles sont modernes, mais les lourds rideaux, les nappes blanches et les pieds ornés révèlent ce qui leur est vraiment cher.
Alina fabrique à la main les robes pour ses filles et autres fans de l’esthétique du passé. Les bals dans le style impérial sont un loisir à la mode.
Sergueï se décrit comme un patriote. Ayant voyagé dans différents pays, il est convaincu qu’il ne peut vivre une vie heureuse que dans sa patrie, la Russie.
C’est un code russe de règles domestiques, instructions et conseils, notamment sur la vie familiale, datant du 16e siècle.
« La femme doit craindre son mari » est l’une de ces règles qui décrit la hiérarchie familiale. Sergueï ne la prend pas au pied de la lettre, mais pense qu’une femme doit respecter son mari et ne doit jamais le contredire ; les enfants aussi doivent être obéissants.
Les portraits des membres de la famille Romanov ornent les murs de l’appartement. Nicolas II, son épouse Alexandra Fyodorovna et leurs cinq enfants furent assassinés par les Bolcheviks, puis canonisés par l’église.