Le Corps expéditionnaire russe, cent ans de légende

Au cours de l’année 1916, quatre brigades du Corps expéditionnaire russe, soit 45 000 guerriers dont 750 officiers, ont été dépêchés en France pour s’engager dans les combats de la Première Guerre mondiale aux côtés des Alliés.

Départ des premiers éléments de la première brigade de Moscou le 3 février 1916.  Le colonel Netchvolodov, avec son manteau doublé de fourrure, commande le 1er régiment.

La prière avant d’embarquer sur les quais du port de Dairen, en Mandchourie.  Le premier transport, le « Latouche Tréville » appareille le 29 février 1916.

A bord du Latouche Tréville pendant un périple passant par Hong Kong, Saïgon, Singapour, le canal de Suez….

Arrivée enfin à Marseille le 20 avril pour les premiers navires et distribution de fusils Berthier aux hommes heureux d’être à terre.

Après un défilé triomphal en ville, les Russes arrivent à la Porte d’Aix, couverts de fleurs.

Le 14 juillet 1916, un bataillon va défiler sur les Champs Elysées, ils sont ici sur l’avenue qui s’appelait alors « Nicolas II ».

Le front en Champagne où les Russes vont bientôt connaître la même vie que les poilus.

Un enterrement, les croix des Russes orthodoxes se distinguent des catholiques par leur forme. Bientôt un cimetière particulier sera dévolu aux Russes en raison du nombre de tués.

L’hiver 1916-17, une compagnie alignée devant ses positions, on remarque les cheminées des abris, avec un petit lac gelé qui s’est formé.

Montée en ligne des deux brigades pour participer à l’offensive de Nivelle en avril 1917, le temps est mauvais, ce qui jouera un rôle important.

L’empereur Nicolas II a abdiqué, un gouvernement provisoire est en place, les troupes prêtent serment de fidélité et acceptent de continuer la lutte au côté des alliés.

Les Russes prennent le village de Courcy au prix de pertes énormes (les 16-17-18 avril) ce sera un des rares succès, quoique limité, de cette sanglante offensive.

Prise d’armes après les combats, les récompenses tant françaises que russes sont généreusement distribuées. Le général Palytzine, commandant des troupes russes en France, félicite les hommes en compagnie du général Lokhvitsky, commandant la division russe.

« Michka » la mascotte du 5e régiment. Venu petit de Russie, il a maintenant grandi et s’amuse devant une sentinelle. Il mourra au Jardin d’acclimatation en 1933.

Meurtris par les pertes de l’offensive, voyant l’espoir du retour en Russie s’évanouir, les troupes sont travaillées par les agitateurs et refusent de poursuivre la lutte. Des envoyés du gouvernement provisoire tentent de les convaincre de respecter leur serment, en vain.

Finalement, envoyés au camp de La Courtine, les hommes de la 1ere brigade se mutinent, tandis que la 3e brigade quitte le camp. Après des semaines de tergiversations les derniers mutins sont arrêtés le 18 septembre. Le camp n’a visiblement guère souffert.

Une Légion « de l’Honneur » va poursuivre la lutte au côté des Français. Avec l’effectif d’un bataillon, elle se battra courageusement avec la division marocaine et arrivera même en occupation en Allemagne avant d’être dissoute. Elle ne participa pas au défilé de la victoire.

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