À la découverte des phares abandonnés du Grand Nord russe

Le mot “phare” est apparu quand seuls les repères naturels étaient utilisés pour la navigation, en générale des falaises ou des caps proéminents. / Phare sur l’île de Veshniak en Mer Blanche. Cette île est surnommée le « cimetière de navires », car elle a causé un nombre record de naufrages en Mer Blanche.

Les cartes maritimes et plans de navigation autour des falaises étaient transmis de génération en génération. / Phare Nikodimskiy, rivage Terskiy en Mer Blanche

Les phares modernes ont été introduits en Russie sous Pierre le Grand (1682-1721). Quand Saint-Pétersbourg a été fondée, le Phare de la forteresse Pierre-et-Paul fut allumé. Le développement de la marine russe et de nouvelles routes commerciales alla de concert avec la construction de phares en mers Blanche et Baltique. Le premier phare de Russie, le phare Tolboukhine, fut construit à cette époque. Il fonctionne toujours aujourd’hui. / Phare Tolboukhine

En 1807, le Tsar Alexandre Ier publia un décret ordonnant la mise en service de phares. 25 ans plus tard, des phares apparurent dans l’Extrême-Orient russe, sur les rives de la péninsule du Kamchatka, illuminant les frontières maritimes de l’Empire russe. / Une lampe près du phare Irberskiy

La technologie et la navigation moderne ont réduit le besoin de phares. Beaucoup ont fermé au cours de la dernière décennie. / Phare Svirskiy

Ceux qui ont été rénovés étaient généralement recouverts de feuilles de métal, sans égard pour leur architecture. / Phare Storojenskiy

Laissées sans protection, les villages autour des phares souffrent du vol et du vandalisme, et sont même démantelés pour en faire du bois de chauffage. / Cage d’escalier dans le phare Ossinovets

L’exposition “Phares du Grand Nord russe” est une chance de contribuer grandement à sauver les phares de Russie. Le club d’art et de voyage Nature de Russie organise des expositions de photographies et de dessins. Cet été (du 11 juin au 1er septembre), l’une d’entre elles se tiendra à Arkhangelsk. / Phare Joujmouïskiy sur l’île Bolchoï Joujmouï. Le gouvernement tsariste acheta ce phare en France au XIXe siècle. Maintenant, l’île est abandonnée, seul un petit village subsistant au pied du phare.

« Nous essayons d’attirer l’attention de la société russe sur cette question et de montrer l’aspect frappant et moderne des phares russes », déclare Youri, l’un des fondateurs du projet. / Le phare Tersko-Orlovski est toujours en activité. Il a été mis en service en 1843.

L’architecture des phares russes est unique ; ils sont construits pour différentes conditions climatiques et appartiennent à différentes écoles architecturales / Le phare actif Vaïdagoubski, construit en 1966 sur les rives de la Mer Blanche.

Les phares sont une partie inaliénable de l’histoire de l’exploration maritime russe. Leur disparition reviendrait à perdre une page d’histoire importante. / Phare de l’île Veshnyak, Mer Blanche

Phare Intsy, sur la Mer Blanche, 1899. En 1913, lorsque le gardien du phare mourut, sa veuve continua à entretenir le phare avec ses onze enfants. Les archives montrent que son fils aîné fut nommé nouveau gardien, car une femme n’avait légalement pas le droit d’occuper ce poste. En réalité, tout le travail lui incombait.

Le club Nature de Russie voyage dans le Grand Nord russe à pied, en moto et en yacht. Ensuite, ils transforment leurs voyages en expositions photos dédiées à la nature russe. / Phare sur l’île de Soukho

La société des Phares du grand nord russe vise à faire reconnaître les phares comme une part de l’héritage culturel russe et un lieu de tourisme, permettant aux gens d’en faire des musées et de préserver pour la postérité l’histoire du pays. / Phare flottant Irbenski

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