Le vrai visage du courage : les héros de la guerre en photo

James Hill : « La Deuxième Guerre mondiale a touché pratiquement tout le monde en Union soviétique. Dans tous les villages, dans toutes les villes de l’ouest de Russie, d’Ukraine, de Biélorussie, vous tombez sur des listes des morts ».

James Hill : « La Deuxième Guerre mondiale a touché pratiquement tout le monde en Union soviétique. Dans tous les villages, dans toutes les villes de l’ouest de Russie, d’Ukraine, de Biélorussie, vous tombez sur des listes des morts ».

James Hill
Des œuvres de James Hill, qui travaille en Russie depuis plus de 20 ans.
James Hill travaille comme photographe du New York Times en Russie depuis plus de 20 ans. Parmi ses nombreuses photos, les portraits des vétérans occupent une place de choix.
Pendant quatre ans, il a photographié les vétérans au parc Gorki le Jour de la Victoire, fêté le 9 mai en Russie. En 2010, il achève son projet et publie un livre de portraits.
L'année passée, le projet photo de James Hill, le Jour de la Victoire, a été présenté à Londres.
« Elles servaient comme infirmières, opératrices radio, pilotes et même snipers. En 2006, je n’ai photographié que des femmes ».
« Puis, j’ai vu de vieux marins et pilotes très beaux et j’ai senti que je devais revenir et poursuivre mon travail ».
« En tant qu’étranger, je pensais que je pouvais apporter quelque chose à la manière dont les vétérans sont perçus en Russie ».
« Comme chaque Russe leur porte un tel respect, c’était difficile pour les photographes russes de travailler sur le sujet. Il n’y avait pas de place pour la subjectivité. Et si quelqu’un le faisait différemment, c’était considéré comme un manque de respect ».
« Mon projet a deux raisons particulières : je suis très intéressé par les femmes qui ont combattu pendant la Deuxième Guerre mondiale, car c’était la plus grande mobilisation en temps de guerre – plus de 500 000 femmes en Union soviétique ».
« Je suis venu en Union soviétique pour la première fois en 1991 et j’y vis régulièrement depuis. J’avais le sentiment que les vétérans n’étaient pas perçus comme des individus. Ils étaient plutôt des icones de la mentalité soviétique et post-soviétique. Quand je voyais leurs portraits, je voyais toujours des héros. Ils n’étaient, bien sûr, pas glamourisés, mais un peu lustrés ».