La presse russe du 23 juillet sur les événements en Ukraine

Selon la version des services secrets américains, l’avion a été abattu depuis le territoire contrôlé par les insurgés ukrainiens. Crédit : Reuters

Selon la version des services secrets américains, l’avion a été abattu depuis le territoire contrôlé par les insurgés ukrainiens. Crédit : Reuters

RBTH continue à publier sa revue de la presse russe sur la situation en Ukraine.

Kommersant

Le quotidien Kommersant explique que les membres du renseignement américain ont tenu une réunion privée à Washington consacrée au crash de l’avion de ligne malaisien MH17 en Ukraine. Selon la version des services secrets américains, l’avion a été abattu depuis le territoire contrôlé par les insurgés, annonce le quotidien. Les Etats-Unis ne savent pas exactement qui a abattu l’avion, mais ils sont enclins à croire que les insurgés auraient pu le faire « par erreur ». 

Les services spéciaux américains n’ont pas réussi à prouver l’implication de la Russie dans le crash, mais au cours de la réunion, ils ont qualifié les informations du ministère russe de la Défense « d’injustifiées ». Par ailleurs, les responsables américains ont refusé de fournir aux journalistes des preuves documentaires pour appuyer leurs propres conclusions, souligne Kommersant.

« Le Service national de renseignements américain fonderait ses conclusions sur les images satellites, les conversations interceptées et les informations provenant des réseaux sociaux », écrit le quotidien.

kommersant.ru

Nezavissimaïa Gazeta

Dans un article, Nezavissimaïa Gazeta explique que le crash du Boeing n’a pas affecté la position de Bruxelles. Le quotidien annonce que le Conseil européen des Affaires étrangères a demandé la préparation d’une liste de nouvelles personnalités russes en vue de les inscrire sur la liste de sanctions contre les personnes morales et physiques russes responsables de l’escalade du conflit dans l’est de l’Ukraine. 

Nezavissimaïa Gazeta souligne que, malgré les appels des Etats-Unis, la catastrophe n’a pas constitué un signal d’alarme pour Bruxelles qui n’envisage toujours pas de passer au troisième niveau des sanctions. Washington insiste sur la culpabilité des séparatistes et sur le fait que la Russie doit assumer la responsabilité de leurs actions dans cette tragédie. Ces arguments sont basés sur les informations provenant des réseaux sociaux et sur la situation opérationnelle générale, mais avant tout sur les informations du renseignement US que Washington ne s’empresse pas de rendre publiques, explique le quotidien à ses lecteurs. 

Le quotidien suggère que Bruxelles pourrait prochainement étudier l’introduction de mesures de restriction à l’encontre de la Russie dans le domaine de la défense. « Enfin, l’Union européenne pourrait restreindre l’accès de la Russie aux marchés financiers et aux technologies secrètes si les responsables russes ne respectent pas la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée lundi dernier », estime Nezavissimaïa Gazeta.

ng.ru

Gazeta.ru

« Le renseignement américain n’a pas trouvé de preuves contre la Russie dans le cas du Boeing », écrit Gazeta.ru. Un peu moins d’une semaine après le crash de l’avion, le gouvernement américain a avoué ne pas avoir de preuves de l’implication directe de la Russie dans la catastrophe, explique le quotidien.

Le quotidien précise que les Etats-Unis ont reconnu que la recherche des preuves avait été parasitée par les « fakes des réseaux sociaux, diffusés sans être dûment vérifiés par les responsables ukrainiens » : par exemple, selon une source au sein du renseignement américain, le Kiev officiel a publié une vidéo montrant le complexe sol-air Buk. Le complexe qui aurait servi à lancer le missile ayant abattu le Boeing 777 traverse la frontière russe. Pourtant, plus tard, nous avons appris que cette vidéo n’avait aucun lien avec les événements actuels, rappelle Gazeta.ru.

Le quotidien souligne que l’État-major du ministère russe de la Défense a également accusé Kiev de falsification de preuves. Malgré cela, la source au sein du renseignement américain a précisé que « la Russie avait créé les conditions de cette tragédie, car elle avait armé les séparatistes ». Auparavant, les Etats-Unis ont fait plusieurs déclarations concernant l’implication de la Russie dans le crash de l’avion, rappelle le quotidien. Le secrétaire d’État américain John Kerry a directement accusé Moscou de complicité dans l’attaque contre le Boeing, mais Moscou a paré les accusations et a appelé les Etats-Unis à lancer une enquête sur l’incident, souligne Gazeta.ru.

gazeta.ru

 

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