La presse russe du 3 juillet sur les événements en Ukraine

De gauche à droite : Laurent Fabius, Pavlo Klimkine, Frank-Walter Steinmeier et Sergueï Lavrov. Crédit photo : AP

De gauche à droite : Laurent Fabius, Pavlo Klimkine, Frank-Walter Steinmeier et Sergueï Lavrov. Crédit photo : AP

RBTH poursuit la publication de sa revue de la presse russe sur la situation ukrainienne.

Kommersant

 Le quotidien Kommersant informe que les ministres des Affaires étrangères russe, allemand, français et ukrainien ont relancé les accords sur le règlement de la crise ukrainienne.

Le journal explique à ses lecteurs que la déclaration de Berlin adoptée par les ministres prévoit la convocation d’ici le 5 juillet d’un groupe de contact, comprenant des négociateurs de Kiev et des insurgés, qui devra élaborer les termes de la trêve bilatérale.

La trêve sera supervisée par les observateurs de l’OSCE, informe le quotidien. En outre, dès la mise en place du cessez-le-feu, Moscou acceptera les gardes-frontières ukrainiens et les observateurs de l’OSCE à sa frontière pour un contrôle conjoint dans les zones où les postes-frontière ukrainiens sont occupés par les insurgés.

La déclaration de Berlin appelle également à libérer tous les otages et à garantir la sécurité des observateurs et des journalistes, souligne le quotidien. Kommersant explique que le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a qualifié les accords de « premier pas important vers le rétablissement de la paix », tandis que le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov y voit la condition « permettant de s’entendre sur l’avenir de l’Etat ukrainien ». 

www.kommersant.ru

Nezavissimaïa Gazeta

 A son tour, Nezavissimaïa Gazeta informe que malgré cette avancée dans les négociations sur la crise ukrainienne, l’Occident continue de menacer la Russie de nouvelles sanctions.

 Les dirigeants de l’Union européenne ont à nouveau annoncé que la décision d'imposer des sanctions supplémentaires pourrait être prise si la Russie s’oppose à la désescalade du conflit dans le sud-est de l’Ukraine, explique le quotidien. La Maison Blanche a tenu des propos similaires, ajoutant qu’elle « souhaite laisser la porte ouverte à la démocratie ».

www.ng.ru

Gazeta.ru

Gazeta.ru explique que la guerre du gaz entre la Russie et l’Ukraine risque de commencer dès octobre, quand l’Ukraine pourrait commencer le siphonage non-autorisé du gaz russe destiné à l’Europe.

Gazeta.ru rappelle qu’auparavant, l'ukrainien Naftogaz espérait pouvoir tenir jusqu’à la fin de l’année grâce à l'inversion des flux de livraison et aux réserves accumulées, mais même les volumes accrus de gaz livré par l’Europe ne permettent pas de remplir les réservoirs en quantité suffisante.

Actuellement, l’Ukraine ne reçoit pas de combustible russe pour sa consommation propre. En raisondes dettes accumulées, Gazprom a instauré un régime de prépaiement pour Naftogaz et ne livre enUkraine plus que le gaz de transit destiné à l'Europe, explique le quotidien. 

Gazprom a annoncé que le volume journalier du gaz de transit restait inchangé et a reconnu que l’Ukraine ne procédait à aucun prélèvement non-autorisé, souligne Gazeta.ru.

www.gazeta.ru

Expert

Expert évoque la situation dans les villes ukrainiennes au lendemain de l’arrêt de la trêve et de la reprise de l’opération antiterroriste qui a suivi.

De violents combats ont eu lieu dans le village de Karlovka à proximité de Donetsktandis qu’à Donetsk même, des tirs ont été échangés dans le centre-ville, informe Expert. Le quotidien annoncetoutefois que les combats les plus intenses ont eu lieu à Slaviansk et à Kramatorsk : « L’effondrement de la tour de télévision de 222m de hauteur témoigne de l’intensité des bombardements des deux côtés ».

« A l’heure actuelle, nous pouvons affirmer avec certitude que la reprise des combats actifs pousse Slaviansk et Kramatorsk au bord d’une véritable catastrophe humanitaire », explique le journal.

D’après Expert, des immeubles d'habitation ont été bombardés à Kramatorsk, l’électricité a été coupée dans certains bâtiments, notamment un hôpital municipal et une maternité. Parallèlement, une guerre tout aussi acharnée sévit sur internet, explique le journal : les informations sur les pertes et les succès des adversaires sont diamétralement opposées.

« D'ailleurs, aucun changement radical n’est intervenu sur le front pour le moment. Toutefois, d’après différentes sources, le nombre de victimes pourrait être élevé », conclut Expert.

www.expert.ru

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