Espionnage : bons baisers de Russie

Espionnage périmé

Ioulia Kalinina

Moskovski komsomolets / 16.05

Le voilà, le James Bond d’aujourd’hui. Il part en mission avec une fiche imprimée pour ne rien oublier et un atlas de Moscou pour ne pas se perdre.

Perruques, lunettes noires et autre attirail d’espion sont passés de mode. Mais les gouvernements continuent à les financer par inertie, tandis que les vétérans enseignent aux jeunes en prenant pour exemple les opérations secrètes du siècle dernier.

L’argent public sert toujours pour qu’une foule de gens continue à faire des choses absurdes (porter des perruques, prendre des suspects en filature, à pied, en voiture), en pensant qu’ils accomplissent quelque chose d’important pour la patrie. 

À qui profite l’espion?

Éditorial

Vedomosti / 16.05

La médiatisation de l’événement confirme son caractère politique. Poutine et Obama doivent se rencontrer en juin au G8 et en septembre au G20.

Peut-être les faucons russes ont-ils manigancé le scandale pour enrayer la détente ? Mais l’affaire vaut surtout pour la politique intérieure.

Pour lutter contre les dissidents, on fait appel à la rhétorique de l’espionnage : défendant les valeurs américaines, financés par les États-Unis, ce sont des ennemis. Il faut entretenir l’anti-américanisme des masses. L’arrestation médiatisée sied bien au système « médiacratique » de Poutine, qui ne semble compter que sur la propagande pour conserver le pouvoir. 

Le bon vieux temps

Alexeï Melnikov

Gazeta.ru/ 16.05

L’esprit de l’époque brejnévienne et sa lutte incessante contre la CIA ennemie du peuple soviétique semble revivre aujourd’hui. Parades et décorations sur la Place rouge, réarmement massif, chasse aux « agents étrangers », exploits sportifs à la gloire de la Patrie...

Dans une telle atmosphère, il ne manquait plus que les espions américains. Il y a une nostalgie pour ce temps où le peuple soviétique uni cherchait et démasquait les agents, émerveillé par l’adresse de l’ennemi et la sagacité du contre-espionnage national.

On continue à cultiver l’amour populaire pour les services secrets, on entretient le patriotisme en insistant sur l’unicité de la Patrie. 

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