Inspirantes citations du père soviétique de la bombe H devenu défenseur des droits de l’homme

Boris Kaufman/Sputnik
Tout d’abord inventeur de la bombe à hydrogène puis lauréat du prix Nobel de la Paix, Andreï Sakharov (1921 – 1989) est aujourd’hui considéré comme un dissident soviétique et l’un des plus fervents défenseurs des droits de l’homme. En ce jour du 21 mai, le monde célèbre la mémoire de cet homme, qui aurait soufflé aujourd’hui ses 97 bougies.

« La société humaine a besoin d’une liberté intellectuelle : la liberté de recevoir et de diffuser de l’information, la liberté de débattre sans crainte et de manière impartiale, la liberté vis-à-vis de la pression d’une autorité et des préjugés ».

« Je suis convaincu que l’idéologie de la protection des droits de l’Homme est l’unique base pouvant unir les gens indépendamment de leur nationalité, de leurs convictions politiques, de leur religion et de leur position dans la société ».

« La guerre nucléaire peut survenir à partir d’un conflit ordinaire, et un conflit ordinaire, comme on le sait, provient de la politique ».

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« Je pense que les scientifiques doivent être capables de se positionner à l’échelle de l’humanité, du monde, plus haut que les intérêts égoïstes de leur État et de leur nation, plus haut que les préjugés de leur système social et de son idéologie ».

« Le morcellement de l’humanité la menace de disparition … Devant le visage du danger, la moindre action accroissant le morcellement de l’humanité, le moindre sermon d’incompatibilité des idéologies et nations du monde, sont folie et crime ».

« Je ne suis pas un politicien professionnel, et peut-être est-ce pourquoi les questions sur l’utilité et le résultat final de mes actes me dérangent toujours. Je suis enclin à penser que seuls les critères moraux combinés à une pensée impartiale peuvent être une sorte de compas dans ces problèmes complexes et contradictoires. Je m’abstiens de tout pronostique concret, mais aujourd’hui, comme toujours, je crois en la puissance de la raison et de l’esprit humains ».

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« Il y a un millénaire, les tribus humaines ont traversé une rude sélection pour la survie, et dans cette lutte il était important de savoir manier une massue, mais également de posséder la capacité à raisonner, à préserver les traditions, la capacité d’assistance mutuelle altruiste avec les membres de la tribu. Aujourd’hui, toute l’humanité passe un examen semblable à celui-ci ».

Si vous souhaitez en savoir plus sur cet homme remarquable, lisez donc le témoignage de l’un de ses proches, le premier maire de Moscou élu démocratiquement : Gavriil Popov, qui s’est confié à Russia Beyond.

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