L’opposant Alexeï Navalny écope de 15 jours de détention

Alexeï Navalny lors de l'interpellation.

Alexeï Navalny lors de l'interpellation.

Reuters
La justice a condamné ce lundi l’opposant russe Alexeï Navalny à quinze jours de prison pour refus d’obtempérer à la police. Le Kremlin l’accuse également de corruption de mineurs, de «provocations» et de «mensonges».

L’opposant Alexeï Navalny, qui a organisé le 26 mars de grandes manifestations dénonçant la corruption des élites, a écopé de quinze jours de détention pour refus d’obtempérer à la police. Il a été également condamné à une amende de quelques 325 euros pour avoir organisé une manifestation non autorisée dans le centre-ville de Moscou.

Le procès s’est tenu au lendemain de l’interpellation d’Alexeï Navalny pendant la marche non autorisée dans l’artère principale de la ville, l’avenue Tverskaïa. L’homme politique a été présent pendant plusieurs minutes à l’action, avant d’être embarqué dans un car de police. Les manifestants ont réagi en plaçant un véhicule devant le fourgon afin d’empêcher la police de l’emmener. Selon les témoins oculaires, les forces de l'ordre ont fait usage de la force.

Alexeï Navalny parle aux journalistes après sa condamnation à 15 jours de détention. Crédit : ReutersAlexeï Navalny parle aux journalistes après sa condamnation à 15 jours de détention. Crédit : Reuters

Lundi 27 mars, le Kremlin a commenté les manifestations en les qualifiant de « provocations ». Le porte-parole du président, Dmitri Peskov, s’est déclaré certain que les organisateurs de l’action avaient promis aux mineurs « de récompenser leur participation à une marche non autorisée dans un lieu non autorisé ». Les jeunes manifestants « se sont vu expliquer en langage raffiné et académique que la marche serait légale et non contraire à la législation », ce qui était « un pur mensonge », a affirmé Dmitri Peskov. À la question des journalistes sur la réaction du Kremlin à ces protestations, il a notamment répondu : « C’est une action interdite et la réaction doit être appropriée ».

La veille, Alexeï Navalny a garanti le soutien juridique à tous ceux qui seraient appréhendés lors des meetings du 26 mars, en promettant de soumettre chaque dossier à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). « Si vous êtes appréhendés, vous pourrez encore gagner de l’argent. Vous savez bien que j’ai soumis toutes mes affaires à la CEDH. Et maintenant je touche des sommes assez importantes de la part du gouvernement », a-t-il écrit sur son site.

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