Danone renforce son contrôle sur sa filiale russe

Ligne de production du lait de l'usine Petmol, filiale de  Unimilk, à Saint-Pétersbourg.

Ligne de production du lait de l'usine Petmol, filiale de Unimilk, à Saint-Pétersbourg.

Alexei Danichev/RIA Novosti
Le groupe français détient désormais 92,5% des parts

Le groupe Danone a augmenté sa participation au sein de sa « filiale » russe à 92,5% suite au rachat de 40% des actions aux actionnaires minoritaires, annonce le journal Vedomosti se référant au directeur général de Danone Russia, Bernard Ducros.

La transaction a été réalisée début 2016, précise Danone dans un communiqué. Selon Bernard Ducros, cette nouvelle structure permettra au groupe de gérer plus efficacement ses affaires dans le contexte actuel.

Bernard Ducros n’a pas précisé le montant de la transaction. La directrice de Danone pour les relations publiques et les contacts avec les structures d’Etat, Marina Balabanova, a indiqué aux journalistes qu’à l’issue de cette transaction, Danone contrôlait 92,5% du groupe. Les 7,5% restants appartiennent à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Mais cette dernière ne s’investissant que très peu dans le développement de Danone en Russie, le groupe se retrouve presque entièrement contrôlé par un seul propriétaire, le français Danone, a-t-elle noté.

C’est en 2010 que Danone et Unimilk ont annoncé la signature d’un accord de fusion de leurs activités. Le français a reçu 58% du groupe Danone-Unimilk (l’appellation étant réduite à Danone depuis 2013). En outre, 17% des actions appartenaient au fonds kazakh Meridian Capital, 21% aux fondateurs d’Unimilk, Andreï Beskhmelnitski et Andreï Blokh, et 4% au fonds américain Capital International.

Selon les modalités du contrat, les actionnaires minoritaires avaient le droit de vendre leurs parts au sein du groupe Danone à partir de 2014. Ce dernier était autorisé à porter sa participation à 100% à partir de 2022. Le montant de l’option est lié aux bénéfices de la section russe, précisait le groupe français en 2010.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.