Frappesen Syrie : la Défense russe réagit au rapport d’Amnesty International

Le département militaire estime que le rapport d’Amnesty International sur les frappes aériennes russes en Syrie ne présente rien de concret et qu’il est basé sur des spéculations et mensonges.

Le ministère russe de la Défense a répondu au rapport d’Amnesty International (AI) « Cibles civiles intactes : démenti des déclarations de la Russie sur ses attaques en Syrie », en le qualifiant de mensonger et bourré de clichés. Le rapport a été publié le 23 décembre et porte sur les frappes aériennes russes dans les provinces d’Alep, Idlib et Homs. Le rapport de l’organisation analyse 25 frappes et assure qu’elles auraient fait au moins 200 victimes civiles et tué une dizaine de combattants. AI affirme disposer d’« informations exhaustives » sur six frappes, certaines « visant, probablement, des populations et des cibles civiles, car elles ont eu lieu dans des quartiers résidentiels n’ayant aucun caractère militaire, voire dans des établissements de santé ». Tout cela peut être assimilé à des crimes de guerre, estiment les auteurs du rapport.

« Une fois de plus, rien de concret ni de nouveau n’a été publié », a déclaré Igor Konachenkov, représentant officiel du ministère russe de la Défense. Il a souligné que le rapport utilisait en permanence des expressions comme « frappes  aériennes russes présumées » et « violations éventuelles du droit international ». « C’est-à-dire, des suppositions sans aucune preuve », résume M. Konachenkov. Il précise qu’AI ne pouvait savoir ni vérifier où se trouvaient les cibles militaires et les combattants : « Nous savons que les djihadistes en Syrie agissent au sein d’unités très mobiles qui utilisent les tristement célèbres camionnettes Toyota équipées d’armes de gros calibre ». Le ministère a rajouté que, selon la classification de l’armée américaine, chacun de ces véhicules est une unité tactique et une cible militaire légitime. Les auteurs du rapport d’AI affirment, toutefois, que les déclarations du ministère russe de la Défense sur chaque attaque étaient comparées aux témoignages sur place, 16 personnes ayant été interrogées au total. En outre, AI cite des photos et des vidéos prises sur les lieux d’attaques.

En novembre dernier, le ministère russe de la Défense avait déjà démenti des informations sur les frappes aériennes contre un hôpital dans la ville syrienne de Sarmin. Le ministère a publié des photos montrant que l’hôpital et les maisons avoisinantes étaient intacts.

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