L’Ermitage prépare la restauration des monuments de Palmyre

Palmyre.

Palmyre.

Shutterstock/Legion Media

Le musée de l’Ermitage (Saint-Pétersbourg) rassemble des documents de sa collection consacrés aux antiquités de Palmyre en vue de la future restauration des monuments antiques détruits par les terroristes, a annoncé le 14 décembre le directeur général du musée, Mikhaïl Piotrovski, à la chaîne de télévision Rossiya-24.

« Actuellement, nous réunissons tous les documents et pièces consacrés à ces monuments que nous avons en notre possession. Quand tout se calmera, il faudra les restaurer, comme nous avons entièrement reconstruit les environs détruits de Saint-Pétersbourg », raconte M. Piotrovski.

La collection de l’Ermitage consacrée à Palmyre comprend dix reliefs funéraires, plusieurs fragments de sculptures, une grande dalle avec des inscriptions en grec et en araméen – le tarif douanier de Palmyre, ainsi que plusieurs petits objets – des tessères et des pièces de monnaie.

« Le célèbre Tarif de Palmyre n’existerait plus s’il n’avait pas, à une époque, été transféré à l’Ermitage », a déclaré le directeur du musée.

Il a précisé que le musée réfléchissait à l’organisation d’expositions itinérantes présentant la collection de l’Ermitage consacrée à Palmyre.

Située entre Damas et l’Euphrate dans l’oasis du désert syrien, Palmyre est l’une des villes les plus riches de l’Antiquité tardive. Selon la légende, Palmyre fut fondée par le roi biblique Salomon. Les ruines de Palmyre ont été inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les djihadistes de l’organisation terroriste Etat islamique, interdite en Russie, se sont emparés de la ville le 20 mai dernier et ont détruit plusieurs monuments de l’Antiquité, dont la statue du Lion Al-Lât, vieille de deux mille ans, le temple de Baalshamin, érigé à l’époque de l’Empire romain au 1er siècle ap. J.C., ainsi que le plus grand édifice de la ville, le temple de Baal, érigé sous l’empereur Tibère en 32. Les terroristes ont également décapité l’un des plus célèbres archéologues syriens, Khaled al-Assad, âgé de 80 ans, qui avait consacré sa vie à l’étude du patrimoine de cette ville antique.

Source : TASS

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