Reconnaissance des diplômes : ce qui va changer entre la France et la Russie

Les bacheliers français pourront postuler dans les universités russes dans les mêmes conditions que leurs homologues de Russie.

Les bacheliers français pourront postuler dans les universités russes dans les mêmes conditions que leurs homologues de Russie.

L’accord sur la reconnaissance mutuelle des diplômes, des qualifications et des grades universitaires a été signé lundi à Moscou par Dmitri Livanov, ministre russe de l’Éducation et de la Science, et par Jean-Maurice Ripert, ambassadeur de France en Russie. Les bacheliers français profiteront désormais des mêmes conditions d’admission dans les universités de Russie que leurs homologues russes. Les conditions d’admission pour les diplômés russes dans les universités françaises seront également facilitées.        

« C’est un événement de premier plan dans les relations franco-russes, que les représentants des milieux académiques français et russe attendaient avec impatience. Il est évident que cela va renforcer les relations dans le domaine de l'enseignement et de la recherche scientifique, faciliter la mobilité académique, les échanges d’élèves, d’étudiants et de scientifiques », a déclaré M. Livanov. Il a indiqué qu’un travail important avait été accompli en amont afin que l’accord « tienne compte de toutes les particularités des systèmes éducatifs russe et français ».   

M. Ripert est convaincu que la signature de l’accord « permettra d’accélérer la création de cursus de doubles diplômes ». « Nous sommes l’un pour l’autre des partenaires de la plus grande importance », a indiqué l’ambassadeur, en ajoutant que les universités françaises recevaient annuellement plus de 2 000 étudiants venus de la Russie. « Nous allons faire en sorte qu’ils soient encore plus nombreux », a-t-il souligné.

Selon le document, la reconnaissance concerne les diplômes ainsi que les niveaux intermédiaires, de l’enseignement secondaire supérieur jusqu’au doctorat. Les étudiants russes ayant accompli leur première année de master pourront postuler pour une inscription en deuxième année du master en France. Le ministère a noté que « les étudiants des grandes écoles françaises d’ingénieurs et de commerce souhaitant venir étudier en Russie et qui étaient les premiers à souffrir de la non-reconnaissance des diplômes et grades » bénéficieront de l’accord. « Grâce à cet accord, fruit de plus de deux années de travail des agences russe et française, les échanges académiques entre nos pays seront facilités », a assuré le ministère de l’Education et de la Science.

Le service de presse du ministère a indiqué qu’outre ce document, un accord bilatéral Hubert Curien « Kolmogorov » portant sur le soutien financier des projets de recherche communs franco-russes pour une durée allant jusqu’à trois ans a également été signé.

Le projet de l’accord entre les gouvernements de la Russie et de la France sur la reconnaissance mutuelle des diplômes, des qualifications et des grades universitaires a été préparé suite à une entente entre les présidents des deux pays intervenue le 28 février 2013 à Moscou et validée par la décision du gouvernement le 9 octobre 2014.

Source : TASS 

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