La Russie interdit l’exportation de cuir

La Russie introduit la première interdiction d’exporter ses produits : il s’agit d’une mesure provisoire qui s’applique sur le cuir. Le ministère de l’Industrie et du Commerce du pays précise que cette restriction d’exportation n’est pas liée aux sanctions, mais est dictée par le déficit intérieur.

À compter du 1er octobre, la Russie introduit une interdiction semestrielle portant sur l’exportation de cuirs tannés et de cuirs semi-finis. L’interdiction s’appliquera aux exportations à destination d’Italie et de plusieurs autres pays de l’UE pour un montant total de 100 millions de dollars (75,7 M EUR). La Biélorussie et le Kazakhstan, partenaires de la Russie au sein de l’Union douanière, sont invités à introduire des restrictions d’exportation similaires.

Les fabricants italiens seront les premières victimes de cette restriction : selon les statistiques fournies par le Service des douanes de Russie, en 2013, l’Italie a été le premier importateur de cuirs semi-finis russes. Des livraisons moins importantes ont en outre été effectuées vers l’Espagne, la Pologne, la Turquie et Hong Kong. Ceci étant dit, les importations de demi-produits en Russie ne se sont pas élevées à 1 million de dollars (757 000 EUR) durant l’année passée.

Dans sa note explicative, le ministère russe de l’Industrie et du Commerce mentionne le déficit en cuirs semi-finis dans le pays qui exporte traditionnellement près d’un tiers de produits en question. Étant donné que les prix des produits de départ russes sont 20 à 25 % inférieurs aux prix moyens dans le monde, le volume des exportations continue à croître. Par ailleurs, la Russie mettra fin, à partir du 1er septembre, aux commandes publiques de produits étrangers de l’industrie légère, notamment de chaussures fabriquées à l’étranger et destinées à couvrir les besoins fédéraux.  Ces articles seront remplacés par les produits nationaux, si bien que la consommation du cuir en Russie croîtra. Actuellement, le besoin en matières premières est évalué à 150 000 tonnes par an.

À la mi-juillet, le premier ministre russe Dmitri Medvedev a annoncé que, pour les commandes publiques, il est judicieux de soutenir les fabricants russes. « Notre État achète beaucoup de choses, l’achat de biens et de nécessite des moyens budgétaires colossaux. Évidemment, il vaut mieux que ces commandes reviennent aux fabricants nationaux », a déclaré M.Medvedev au cours d’une réunion avec ses vice-premiers ministres.

 

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