L’Examen d'État unifié EGE-2014 met en lumière de graves difficultés concernant le niveau de langue russe

Lors de la réunion du gouvernement de la Fédération de Russie en début de la semaine dernière, Olga Golodetz, Vice-premier ministre de la politique sociale a annoncé que l’EGE-2014 a révélé « de très graves difficultés à passer l’examen de langue russe ».  

« Il y a des régions où une proportion importante (d’élèves) n’a pu obtenir le nombre minimum de points », a annoncé Golodetz. Elle a, par ailleurs, précisé que la proportion de ces élèves « est tellement importante que, suite à des consultations d’urgence, nous avons abaissé le seuil de l’EGE permettant d’obtenir un diplôme ».

Les précautions prises cette année ont permis d’éviter les fuites et la triche à grande échelle, aussi, pour la première fois, l’examen était « parfaitement honnête », explique Golodetz.

« Nous estimons que ces résultats objectifs de l’EGE sont un très bon point de départ… Toute l’éducation nationale a désormais la possibilité d’étudier les résultats de la formation et de prendre une série de mesures suite à ces résultats de l’EGE », a déclaré la Vice-premier ministre.

Elle explique que les informations sont déjà réunies dans les régions et un groupe spécial du gouvernement travaille désormais sur la préparation « d’un programme d’amélioration des compétences des enseignants et de modification du système d’éducation ».

Au cours de la réunion du Conseil des Relations Internationales mercredi dernier, le président Vladimir Poutine a souligné que « les résultats de l’EGE en russe présentent un tableau bien triste ». « Tout cela mis bout à bout est une raison de reprendre les programmes d’enseignement de la langue russe et les exigences de qualité du travail des enseignants », - a déclaré le président.

Poutine a également ajouté que le Conseil pour la langue russe, récemment créé, pourrait aider à améliorer la politique nationale en matière d’enseignement de la littérature russe.

Source : RIA Novosti

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