La Russie continue la coopération énergétique avec l'Europe

Du 22 au 24 Avril, Paris accueille le Sommet annuel du pétrole et du gaz de la CEI, qui traite traditionnellement des réalisations et des perspectives de l'industrie de la région. Cette année une grande partie de l'ordre du jour est, sans surprise, consacrée à l'Ukraine.

Ainsi, Yves-Louis Darricarrère, le président de la prospection et de l'extraction de la plus grande entreprise pétrolière française Total, a déclaré pendant la conférence, qu'il n'a pour l'instant pas l'intention de développer les réserves d'hydrocarbure d'Ukraine et de Crimée. « En général, nous ne faisons pas affaires en Ukraine et en Crimée », a expliqué Darricarrère à l'agence d'information économique Prime.

De plus, le cadre supérieur a assuré que la Russie allait rester un partenaire stratégique de Total. L'entreprise va  non seulement continuer de travailler avec la Russie malgré les différends politiques, mais prévoit même d'augmenter la collaboration. En quinze ans, Total entend accroître le volume de production en Russie jusqu'à 200 mille barils de pétrole par jour, soit 8,5% de la production totale de l'entreprise. « Nous sommes convaincus que les tensions actuelles n'affecterons pas nos activités en Russie, en tant qu'investisseur à long terme », a noté Darricarrère dans son rapport, en ajoutant que Total prévoit également d'augmenter sa participation à NOVATEK de 17% à 19,4%.

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