OTAN-Russie : poursuite du dialogue en régime réduit

La « réunion ukrainienne » urgente des chefs des diplomaties de l’OTAN convoquée les 1-2 avril à Bruxelles pour amener « la Russie à reprendre ses sens » n’a pas fait sensation.

Les ministres des 28 pays de l’alliance ont décidé qu’ils poursuivraient le dialogue avec la Russie mais observeront pendant trois mois « un programme réduit ». L’OTAN, est-il indiqué dans la déclaration finale, est disposée à coopérer avec la Russie concernant l’Afghanistan mais gèlera pour un trimestre tous les autres volets de la coopération militaire et civile avec Moscou.

La réduction de la coopération signifie l’annulation de certaines manœuvres conjointes peu importantes, de l’entrée des bâtiments de guerre de l’OTAN ou russes dans les ports, des échanges internationaux. Toutes ces manifestations étaient essentiellement démonstratives par le passé également. Maintenant les deux parties pourront économiser des sommes importantes.

Les Etats-Unis ont essayé à nouveau d’utiliser l’OTAN pour imposer leurs intérêts en Europe. Or, tout porte à croire qu’ils n’y sont pas parvenus, dit l’expert du Centre d’études économiques internationales de l’Université financière auprès du gouvernement russe Valeri Abramov : « C’est une tentative de conserver et de renforcer leur domination globale dans le contexte de l’affaiblissement des institutions internationales comme l’ONU et d’autres forums. Cela fait partie des efforts en vue de régler les problèmes du développement global en conservant l’hégémonie des Etats-Unis. »

Les chefs des diplomaties ont réaffirmé qu’ils ne reconnaissaient pas l’adhésion de la Crimée à la Russie et se sont prononcés en faveur de « l’intégrité territoriale, de la souveraineté et de l’indépendance de l’Ukraine ».

La réunion a traduit l’incompréhension entre l’OTAN et la Russie concernant « la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine ». Moscou ne se heurte pas aux problèmes liés à la politique indépendante et souveraine de l’Ukraine et de la Géorgie, de la Moldavie ou des pays Baltes. Or, elle a des problèmes liés à l’orientation de cette politique d’indépendance et de souveraineté. L’OTAN et les Etats-Unis refusent d’admettre que ce n’est pas un nouveau phénomène russe mais que ce sont les principes fondamentaux de la politique étrangère de chaque Etat. T

Source : La Voix de la Russie

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