Pussy Riot font appel à l’ONU

Gulnara Shahinian, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les formes contemporaines d'esclavage pourrait examiner les conditions de travail dans la colonie pénitentiaire où Nadejda Tolokonnikova, membre du groupe punk Pussy Riot, purge sa peine.

Les avocats de Tolokonnikova ont adressé une demande à Gulnara Shahinian dans laquelle ils détaillent les conditions de détention au sein de la colonie où la chanteuse de Pussy Riot purge sa peine. Dans sa lettre, l’avocat Sergueï Golubok qui représente Tolokonnikova auprès des instances de l’ONU, fait un résumé de la lettre de sa cliente faisant état des conditions de travail dans la colonie. L’avocat souligne que, formellement, le travail dans un établissement correctionnel ne relève pas de la définition internationale du « travail forcé », mais en réalité, les conditions de travail dans la colonie ne répondent pas au Code du travail russe ni aux normes internationales, ce qui permet à un rapporteur spécial de s’intéresser à la question. Le juriste affirme que la spécialiste de l’ONU a promis d’étudier la situation.

Le 23 septembre, Tolokonnikova a entamé une grève de la faim afin d’attirer l’attention à la condition des détenues, elle est actuellement hospitalisée. Elle dénonce les conditions de détention pénibles dans sa colonie. Le 29 septembre, la défense de Tolokonnikova a annoncé que l’accès à la jeune femme lui est interdit depuis trois jours. Plus tard, l’époux de la détenue, Piotr Verzilov, a annoncé que son épouse a été transférée dans un hôpital.

Le Service pénitentiaire fédéral russe a confirmé le transfert de Tolokonnikova à l’hôpital de la prison « afin de surveiller son état de santé ». Toutefois, Verzilov et les avocats sont privés d’accès à l’hôpital et de communications téléphoniques avec la malade. L’administration motive ce refus par le mauvais état de santé de la détenue.

Alors que Nadejda Tolokonnikova tente de défendre les droits des détenues par le biais d’une grève de la faim, la colonie N°14 a organisé une « Journée portes ouvertes ». Une conférence de presse ainsi qu’une rencontre informelle des détenues et leurs proches ont été organisées. Avant, la direction de la colonie a répondu aux questions des proches et leur a montré les lieux de vie, de travail et de repos des détenues.

Sources : RIA Novosti, Newsru.com, Gazeta.ru, Kommersant

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