Snowden attend la fin du tapage médiatique

« Edward Snowden se remet toujours de ses trois semaines passées à l’aéroport. Il s’habitue à la réalité russe et a déjà appris quelques mots », a raconté son avocat russe, Anatoli Koutcherena.

« A présent, tout est absolument normal. Il se remet tranquillement. Aucun psychologue ne travaille avec lui. Il lui faut seulement passer du temps dans des conditions de vie normale », a dit Koutcherena dans un interview au journal Mockovski Komsomolets.

Snowden maintient le contact avec ses proches, voyage, se familiarise avec la Russie et s’intéresse à beaucoup de choses, notamment à ce qui se passe dans le monde. Aux dires de Koutcherina, Snowden comprend qu’il est encore en danger et qu’il doit respecter des mesures de précaution. « La situation dans laquelle il se trouve se justifie sur la base de questions vitales et relatives à sa propre sécurité », a expliqué le juriste.

Apparemment, le fugitif n’a pas de plans concrets pour l’avenir. Il reçoit beaucoup d’offres d’emplois mais n’a encore rien décidé. « Pour ce qui reste à déterminer, nous nous entretiendrons avec son père, et après cela nous pourrons déjà affirmer certaines choses », promet Koutcherena.

Selon son avocat, Snowden « n’a quasiment pas d’argent ». Koutcherena essaye pour cette raison de transférer les dons faits à l'inculpé.

Snowden continue de faire connaissance avec la culture russe. Il lit les livres que lui a apportés son avocat à l’aéroport, en particulier le roman Crime et Châtiment de Fiodor Dostoïevski. « Je vais encore lui amener un bon nombre de livres. J’ai fait une sélection parmi les classiques traduits en anglais. Je voudrais lui apporter du Tolstoï et plein d’autres ouvrages ayant trait à nos traditions et à nos habitudes. Ça l’intéresse beaucoup », a dit l’avocat.

L’ancien agent de la CIA s’initie peu à peu au russe. Il étudie l’alphabet et prononce déjà quelques mots. Par exemple, il est capable de dire : « tiajko, tiajko » (c’est lourd, c’est lourd, ndt) ou « stakan » (verre, ndt). Toutefois, s'il doit rester en Russie pour longtemps, Snowden devra vraiment apprendre la langue.

Selon le récit de Koutcherena, Snowden est fatigué de toute cette publicité et de ces révélations ; il en a atteint le fond. A présent, il vit modestement, attend que la tempête autours de lui ne se calme, afin de pouvoir vivre à nouveau une vie normale en Russie ou ailleurs.

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