En Russie, grande vidange au rayon lessive

Dans un supermarché de Novossibirsk.

Dans un supermarché de Novossibirsk.

RIA Novosti/Alexander Kryazhev
La vente de lessives et détergents étrangers provisoirement interdite en Russie.

Les enseignes de grande distribution comme Metro Cash & Carry et Auchan ont retiré de leurs rayons les produits de marques connues comme Henkel, Procter & Gamble et Colgate-Palmolive. Des griefs contre ces fabricants ont été formulés par le Service sanitaire de Russie (Rospotrebnadzor) qui a établi, à l’issue de plusieurs contrôles, que certains produits d’entretien n’étaient pas conformes aux règlements en matière de sécurité sanitaire, chimique et toxicologique.

Parmi les produits incriminés figurent l’assouplissant Vernel, les lessives Persil expert sensitive et Pemos enfants de Henkel, le liquide vaisselle Fairy Platinum (livré par Procter & Gamble depuis la République tchèque), le savon liquide Palmolive naturel (Colgate-Palmolive, Turquie), le nettoyant allemand pour sol Emsal (Werner & Mertz GmbH) et son « homologue » UniCUM, les nettoyants Luxus Professionnal (société ESP-Contract GmbH, région de Moscou) ou encore le nettoyant tout usage Formula 409 (The Clorox Company, USA).

Aucune interdiction d’importer en Russie les produits cités sur cette liste n’a été prononcée pour le moment.

Le 25 août, le Service sanitaire de Russie a lancé un contrôle dans l’usine du géant allemand Henkel dans le territoire de Perm (Oural).

Les sociétés étrangères occupent environ 75% du marché russe des lessives et détergents. Selon la société Euromonitor, les leaders de 2014 pour les recettes sont Procter & Gamble, avec 37,1% du marché, et Henkel, avec 20,9%.

« Le marché des produits de nettoyage et d’entretien poursuit sa croissance grâce aux producteurs occidentaux qui détiennent le leadership en termes de parts de marché », constate Firousa Kojagueldina, directrice du département de coopération avec les sociétés de produits de parfumerie et d’entretien de Nielsen Russie.

Dmitri Loukachov, analyste chez IFC Markets, estime pour sa part que ces contrôles pourraient être liés à la confrontation entre la Russie et l’Occident et aux sanctions économiques réciproques.

Basé sur des articles de RBC et Kommersant

 

 

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