Yandex à la recherche de jeunes pousses

Les rencontres organisées dans le cadre du Tolstoy Startup Camp réunissent de nombreux jeunes entrepreneurs, comme ici. Crédit photo : Service de presse

Les rencontres organisées dans le cadre du Tolstoy Startup Camp réunissent de nombreux jeunes entrepreneurs, comme ici. Crédit photo : Service de presse

À l’occasion d’Axis Paris 2014, le rendez-vous de l’innovation (17-18 juin), RBTH a interrogé Ksenia Elkina, directrice des relations internationales chez Yandex, sur la stratégie en Europe de cette société qui gère le premier moteur de recherche en Russie.

Dans le passé, Yandex a déjà participé au programme Startup Weekend visant à déceler des jeunes pousses étrangères. Que cherchez vous désormais ? 

 Nous travaillons constamment avec des start-ups étrangères, participons à de nombreuses manifestations qui leur sont consacrées dans le monde entier, et maintenant, nous voulons, à Axis Paris, voir de quoi est riche le marché français des start-ups. Nous savons tout des équipes, nouvelles ou pas, qui fondent leur société sur la technologie.

Ksenia Elkina. Source : Service de presse

Par exemple, Yandex a tout récemment acheté une start-up israélienne, KitLocale. Auparavant, nous avions investi dans Face.com, autre société israélienne ; maintenant,nous sommes en négociations avec plusieurs équipes de différents pays.

L’industrie des start-ups ne connaît pas les frontières ni la géographie. Si quelqu’un conçoit une vraie technologie et pas seulement un service qui ne diffère que légèrement de milliers d’autres, si cette innovation peut être utile aux utilisateurs de Yandex, dans notre service ou en dehors, alors la situation géographique de cette équipe n’est réellement pas importante.

Quels critères vous guident vers les jeunes pousses dans lesquelles vous investissez et dont vous recrutez l’équipe ?

 Généralement, nous achetons des start-ups sur la base de la technologie, non de l’équipe qui doit être dans « l’esprit » de Yandex, ce qui signifie partager nos valeurs. L’équipe, en général, rejoint Yandex après l’achat et est responsable de l’intégration de son projet dans nos services en collaboration avec ses nouveaux collègues.

Et il est très facile de nous plaire : pour cela, il suffit de créer une innovation qui soit bonne et intelligente. Par exemple, nous sommes pour le moment plus intéressés par les start-ups qui savent travailler avec de grands volumes de données et la formation en ligne. Cela ne signifie toutefois pas que nous ne nous intéressons pas à autre chose.

Selon vous, y -a-t-il de vraies différences entre le marché des jeunes pousses en Russie et en Europe, notamment en France ? Ou bien marchons-nous en cadence ?

Ces dernières années, le marché russe des start-ups a progressé à grands pas. Alors qu’il y a trois ou quatre ans, une start-up moyenne russe ne pouvait s’imaginer évoluer au niveau international, maintenant on crée des services qui n’ont rien à envier aux équipes européennes au niveau de l’idée, de la technologie et de la conduite des affaires. 

La différence que nous avons connue dans le passé est aujourd’hui pratiquement inexistante. C’est ce que démontrent admirablement les équipes qui sont au Tolstoy Startup Camp.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.