L’usine de cellulose et de papier de Baïkalsk met la clé sous la porte

Un scandale s’est embrasé à la suite de l’ouverture de l’usine de cellulose et de papier BCBK en 1966 qui a provoqué un mouvement des scientifiques et des écologistes pour préserver ce lac unique. Crédit : Nikolaï Routine/RIA Novosti

Un scandale s’est embrasé à la suite de l’ouverture de l’usine de cellulose et de papier BCBK en 1966 qui a provoqué un mouvement des scientifiques et des écologistes pour préserver ce lac unique. Crédit : Nikolaï Routine/RIA Novosti

Selon Interfax, l’usine de cellulose et de papier OAO BCBK mettra officiellement la clé sous la porte le 25 décembre, la production de la cellulose étant arrêtée la semaine dernière.

« Cette fermeture provoquera le licenciement de 520 ouvriers. Leur licenciement aura lieu le 25 décembre, la date à partir de laquelle l’usine sera officiellement exclue de la liste des producteurs de la cellulose », explique l’administrateur judiciaire de l’entreprise Alexandre Ivanov.  

Près de 260 ouvriers de l’usine seront licenciés prochainement selon l’accord des parties. Près de 700 personnes continueront à travailler dans la centrale thermique de l’usine qui fournit le chauffage à la ville de Baïkalsk.

Le Ministère du travail et de l’emploi de la région d’Irkoutsk a annoncé cette semaine qu’à ce jour, il existe plus de 110 postes à pourvoir dans le district Sludianski, où se trouve cette usine qui constituait auparavant l’entreprise principale de la ville. Selon ITAR-TASS, les autorités régionales comptent créer dans les mois à venir près de 600 emplois.

Selon leur projet, ses emplois pourraient apparaître sue le marché du travail grâce à l’activité de la zone économique spéciale touristique et de loisir, « Les portes du Baïkal », la création de nouvelles entreprises de conditionnement de l’eau du Baïkal et l’ouverture du pôle industriel Baïkalski.

49% des actifs de l’usine appartiennent à l’Etat, représenté par la société Rosimuschestvo, et les 51% restant aux sociétés détenues par l’entrepreneur Nikolaï Makarov. Depuis le mois de décembre 2012, après le début d’une procédure de redressement judiciaire, l’usine est gérée par un administrateur, ses créances d’un montant de 1 milliard 352 millions de roubles étant détenues par la banque Vnesheconombank .

Rappelons que le scandale s’est embrasé à la suite de l’ouverture de l’usine de cellulose et de papier BCBK en 1966 qui a provoqué un mouvement des scientifiques et des écologistes pour préserver ce lac unique.

La décision de l’arrêt progressif de la fabrication de la cellulose sur les bords du Baïkal a été officiellement annoncée en févier 2013. Pourtant, à cette époque les autorités soulignaient que le processus allait durer plusieurs années. Au début de l’année, le gouverneur de la région d’Irkoutsk Sergueï Eroschenko a annoncé que la fermeture de l’usine durerait près d’un ans, alors que la liquidation de ses déchets prendrait jusque 4 ans.

Article original publié sur le site de Newsru.com

 

Réagissez à cet article en soumettant votre commentaire ci-dessous ou sur notre page Facebook


Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.

Plus d'histoires et de vidéos passionnantes sur la page Facebook de Russia Beyond.

Ce site utilise des cookies. Cliquez ici pour en savoir plus.

Accepter les cookies