Les entrepreneurs les plus populaires en Russie

Abramovitch est plus populaire auprès des jeunes (14 % chez les sondés de moins de 24 ans et seulement 4% chez les plus de 45 ans), la plupart des sondés justifient sa popularité par son implication dans le football. Crédit photo : Reuters

Abramovitch est plus populaire auprès des jeunes (14 % chez les sondés de moins de 24 ans et seulement 4% chez les plus de 45 ans), la plupart des sondés justifient sa popularité par son implication dans le football. Crédit photo : Reuters

L'homme d'affaires le plus populaire auprès des Russes est le PDG du groupe Onexim, fondateur du parti politique Plateforme civique, Mikhaïl Prokhorov, selon un sondage réalisé pour Vedomosti par le centre de recherche du portail Superjob.ru du 2 au 5 août. Les sondés ont été invités à choisir parmi une vingtaine d'hommes d'affaires russes célèbres (cités le plus souvent par les médias) qui était pour eux le plus sympathique.

Top 10 : qui sont les gagnants ?

13 % des sondés choisissent Prokhorov. Roman Abramovitch, milliardaire et propriétaire du club de football Chelsea, arrive en deuxième position avec 8 % de sympathisants. Eugène Kaspersky, spécialiste en sécurité des technologies de l'information et fondateur de Kaspersky Lab, arrive troisième avec 7% de voix.

Loin derrière on retrouve l'ancien PDG de Ioukos Mikhaïl Khodorkovski (4 %). Oleg Tinkov, fondateur de la marque de bière Tinkoff, de la banque Tinkoff Credit Systems et de la marque de raviolis Daria, rejoint le top 10 avec 3 % des voix.

Pavel Dourov (fondateur du réseau social Vkontakte),  Eugène Tchitchivarkine (PDG de Yevroset) et Vladimir Potanine (PDG d'Interros) recueillent 3 % des voix chacun également.

Oleg Deripaska (PDG de Bazoviï Element (l'Élément de base)) et Alicher Ousmanov (magnat de presse et PDG de Metalloinvest) viennent clore de Top 10 avec 2 % de voix respectivement.

Pourquoi sont-ils aimés ?

Selon les résultats du sondage réalisé par Superjob.ru, seul Prokhorov suscite la sympathie des hommes comme des femmes à travers les générations. Abramovitch est plus populaire auprès des jeunes (14 % chez les sondés de moins de 24 ans et seulement 4% chez les plus de 45 ans), la plupart des sondés justifient sa popularité par son implication dans le football.

Kaspersky est plus populaire chez les hommes (8 % contre 5% respectivement), sa popularité est justifiée par le fait que c’est un intellectuel qui a fait fortune grâce à « sa tête ». Tchitchivarkine est populaire auprès des sondés d'âge moyen (25-45 ans : 4 % contre 2 % chez les jeunes et les personnes âgées).

Tinkoff est plus respecté par les jeunes (5 % contre 2 % respectivement), grâce à son « approche intelligente des affaires » et « sa bonne bière ».

Khodorkovski est plus populaire auprès des personnes plus âgées (6 % de voix chez les plus de 45 ans et seulement 2% chez les moins de 24 ans). « Il est très doué en tout. Il a créé une équipe formidable. La Russie ne chéri pas ces gens, elle ne fait que les utiliser. C'est bien ça notre problème », écrivent les sondés à son sujet.

Pourquoi les sympathisants sont peu nombreux ?

Selon les résultats du sondage, 27 % des Russes n'aiment aucune des personnalités proposées, alors que 18% sont indécis.

Valeri Fedorov, directeur du Centre panrusse d'étude de l'opinion publique (VTsIOM) est persuadé que la plupart des Russes ont une opinion négative des chefs de grandes entreprises (son organisation étudie la situation depuis plusieurs dizaines d'années).

« L'attitude des Russes vis-à-vis des entrepreneurs a été formée dans les années 90 par la privatisation et l'influence des milieux d'affaires sur la politique, rappelle Fedorov. Ces deux aspects ne suscitent que des réactions négatives chez les gens. »

Il estime que la colère est moindre, car « les gens se sont habitués à la situation alors que la séparation des grandes entreprises et de la politique a joué un rôle positif, note le directeur du VTsIOM. Pourtant la certitude que les énormes fortunes ont été bâties de manière pas tout à fait légale, mais grâce au partage de l'héritage de l'industrie soviétique, persiste à ce jour. »


Pour en savoir plus (en russe) : Vedomosti.ru

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