« Il y a un déficit de licences »

Sergueï Kachouba, président de l’Union des producteurs d'or russes. Crédit photo : Kommersant photo

Sergueï Kachouba, président de l’Union des producteurs d'or russes. Crédit photo : Kommersant photo

À combien estimez vous les réserves d’or en Russie ?

Si l’on prend en compte uniquement les réserves des gisements aurifères, depuis 1990, 8 200 tonnes ont été mises en exploitation. Supposons qu’en 22 ans ces réserves aient diminué de 40%, il doit rester 4 900 tonnes.

Ajoutez à cela les réserves prouvées non exploitées, estimées à  3 900 tonnes, et vous obtenez un total d'environ 9 000 tonnes. Les données figurant dans le budget de l’État [qui sont « secret d’État », ndlr], sont sûrement plus précises.

Pourquoi le prix de l’or augmente-t-il ?

En temps de crise, les investisseurs ont tendance à acheter en masse ce métal précieux. La demande est également stimulée par la création des fonds spéciaux indiciels en or. La banque centrale russe a aussi tendance à renforcer sa détention d'or. Ses réserves atteignent 936 tonnes.

Pourquoi les Russes achètent-ils des actifs étrangers alors que les réserves suffisent pour 40 ans ?

Il y a un grave déficit de nouveaux permis d’exploitation. Le seul gisement important non exploité est le Soukhoï Loug dans l’oblast d’Irkoutsk. Personne n’a obtenu la licence.  

Pourquoi les entreprises de prospection étrangères ne viennent-elles pas en Russie ? 

Notre législation actuelle ne permet pas aux sociétés avec plus de 25% de capital étranger d'obtenir un permis d’exploitation pour un gisement important. Sans compter les difficultés pour faire passer une licence de prospection en licence d’exploitation et cela concerne également les entreprises russes. Si l’on ne fait rien pour changer la situation, notre production risque de chuter sérieusement d’ici 10 à 15 ans.

Source : Kommersant.ru

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