D’ici 2030, la demande en blé russe devrait augmenter de deux à trois fois

Selon le scénario de financement du développement du marché du blé, la prévision à long terme indique que la production de blé en Russie pourrait atteindre les 141 millions de tonnes. Crédit : Itar-Tass

Selon le scénario de financement du développement du marché du blé, la prévision à long terme indique que la production de blé en Russie pourrait atteindre les 141 millions de tonnes. Crédit : Itar-Tass

La demande en blé russe sur le marché agricole mondial en 2030 pourrait atteindre les 46 millions de tonnes. Jusqu’à présent, le volume maximum d’exportation de blé de Russie avait été atteint l’année passée avec 23 millions de tonnes exportées au cours de la saison.

Cette évaluation de 46 millions de tonnes s’appuie sur la prévision à long terme du développement socio-économique de la Russie jusqu’à 2030, comme cela a été confirmé par le premier ministre de la Fédération de Russie Dmitri Medvedev. Le volume total de la production de blé à l’horizon 2030 peut augmenter jusqu’à 127-141 millions de tonnes (la moisson de 2012 a permis de récolter 71 millions de tonnes). De manière globale, la croissance de la production de blé devrait atteindre grâce à l’augmentation de la surface de blé cultivable jusqu’à 46,7 millions à l’hectare (la surface actuelle étant de 43-45 millions à l’hectare), mais aussi l’augmentation de la moisson moyenne de 21,4 quintaux à l’hectare (2008-2010) jusqu’à 28,8 quintaux à l’hectare, rapporte l’agence d’information Interfacts avec un lien vers la prévision. La consommation intérieure en blé augmente également : de 72,2 à 81,3 millions de tonnes dont 46 millions de tonnes servent au fourrage.

Les rendements effectifs permettent d’exporter de l’ordre de 30 millions de tonnes de blé par an, c’est pourquoi seulement 60% (18 millions de tonnes) du rendement est de haute technologie. Afin de mettre en œuvre ce fort potentiel d’exportation, il faut créer de nouvelles capacités portuaires et une modernisation de l’infrastructure de transport portuaire dans le bassin de la mer Noire et dans l’Extrême-Orient.

Pour la Russie, les chiffres sont ambitieux, mais pleinement réalisables, explique le directeur d’IKAR, Dmitri Rilko. Mais pour que cela se produise réellement, il faut lutter énergiquement et, si l’on ne fait pas cela, alors le secteur au lieu d’une croissante fulgurante peut plonger dans le marasme, tandis que les concurrents ne resteront pas sans rien faire, estime Rilko.

Selon le scénario de financement du développement du marché du blé, la prévision à long terme indique que la production de blé en Russie pourrait atteindre les 141 millions de tonnes. Il est possible d’obtenir ce résultat en comptant sur l’introduction des technologies agricoles contemporaines et des investissements dans la sélection de types de cultures de blé à haut rendement et en changeant les moyens de protection des plantes ce qui permettra de multiplier le rendement russe moyen de la moisson du blé par deux en comparaison avec les niveaux actuels, estiment les auteurs de cette prévision.

D’après les données du ministère de l’Agriculture américain (USDA), lors de la dernière saison agricole de la moisson, on a produit dans le monde 2,2 trillions de tonnes de blé, dont 679 millions de tonnes de froment (la principale culture en Russie). Selon les chiffres de l’USDA, le volume d’exportation du froment dans le monde pour cette saison représentait 153,3 millions de tonnes.

Article original (en russe) publié sur le site de Vedomosti le 26 mars 2013.

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