Le climat pour l’investissement s’améliore en Russie, mais doit encore progresser

Le Forum Gaïdar Crédit : Itar-Tass

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Augusto Lopez-Claros, le directeur du Département des Indicateurs Globaux et Analyse du Groupe de la Banque mondiale, considère qu’une ascension dans le classement « Doing Business » de la Banque mondiale va nécessiter une véritable volonté politique de la part du gouvernement russe.

La Russie a connu des succès certains dans l’amélioration de son climat d’investissement, s’étant hissée dans le classement de la Banque mondiale jusqu’à « Doing Business », mais elle peut aller encore plus loin à condition de mener une politique cohérente, a déclaré le directeur du Département des Indicateurs Globaux et Analyse du Groupe de la Banque mondiale, Augusto Lopez-Claros, lors d’une conférence du Forum Gaïdarà Académie de l'économie nationale et de la fonction publique de Russie auprès du président.

« La Russie a connu des succès certains, elle a amélioré son classement, cela montre que les réformes vont dans la bonne direction », a-t-il déclaré.

La Banque mondiale, selon ses mots, salue ces efforts. Lopez-Claros a rappelé que le gouvernement russe a l’ambition d’atteindre la 20e place dans le classement international, bien qu’aujourd’hui, il se situe encore dans le bas de la liste.

Dans le classement « Doing Business » de 2013, la Russie gravit quelques échelons et passe de la 120e à la 112e place. Cette fois-ci, la Russie vient se placer entre la République de Palau et le Salvador. Le classement international couvre 185 pays, en tête duquel se situe Singapour pour la septième année consécutives. Dans le top 10, figurent ensuite Hong Kong, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis, le Danemark, la Norvège, la Grande-Bretagne, la Corée du Sud, la Géorgie et l’Australie.

Les succès remportés dans l’amélioration du climat d’investissement et, par conséquent, l’ascension de la Russie dans le classement « Doing Business » requièrent une volonté politique, des actions soutenues et un progrès certain, a déclaré Lopez-Claros. Toutefois, a-t-il dit, ce n’est pas une tâche impossible.

« Bien entendu, il faudra une politique cohérente. Mais nous voyons que le pays a réussi à améliorer le climat d’investissement ces dernières années », a indiqué l’analyste.

En parlant de classement, Lopez-Claros a souligné que la situation de la Russie dépend non seulement de son propre succès, mais aussi de la politique conduite par d’autres pays.

« En effet, si vous agissez rapidement, mais que d’autres sont encore plus rapides, alors vous restez derrière », a-t-il dit.

S’exprimant sur le climat d’investissement, le représentant de la Banque mondiale a noté que les investisseurs cherchent aujourd’hui une main-d’œuvre non seulement bon marché, mais également professionnelle. Il a également indiqué que les investisseurs prêtent une attention particulière à l’environnement institutionnel, pour aller là où les « règles sont raisonnables, transparentes, bien prescrites et prévisibles ».

Il a également fait remarquer que, ces dernières années, les changements mondiaux dans ce domaine ont lieu dans tous les pays en même temps.

La Banque mondiale, a déclaré Lopez-Claros, observe une bonne dynamique en Europe centrale et orientale, y compris en Russie. L’expert conseille de porter  une attention toute particulière au développement de la concurrence dans le secteur du transport, à l’amélioration de l’éducation et à la lutte contre la corruption.

Paru sur le site de RIA Novosti le 17 janvier 2013.

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