Un réseau social pour les forces anti-émeute

Dans un futur proche des domaines de troisième niveau pourront être enregistrés par tous les départements des OMON de Russie. Crédit : Itar-Tass

Dans un futur proche des domaines de troisième niveau pourront être enregistrés par tous les départements des OMON de Russie. Crédit : Itar-Tass

Pour leur 25ème anniversaire les OMON (CRS russes) ont reçu en cadeau leur propre nom de domaine, omon.ru.

L’unité spéciale urbaine de police (OMON) a reçu un cadeau tout à fait spécial pour ses 25 ans. Les forces spéciales se sont vues offrir le nom de domaine omon.ru. Le journal Izvestia a expliqué que les policiers étaient intéressés à l’utiliser pour créer leur propre réseau social sur lequel ils pourront communiquer et discuter sur différents sujets, jouer à des jeux pédagogiques et fournir un retour sur le service ou le travail de l’unité. Dans le futur, devront s’y agréger les sites des unités régionales.

Le nom de domaine omon.ru fut enregistré en l’an 2000 et a appartenu à un particulier pendant plus de dix ans. Il y a peu il fut acheté par les représentants de la compagnie d’enregistrement des domaines REG.RU. Le 23 octobre la compagnie a réattribué l’adresse au département moscovite des OMON.

« Il faut absolument augmenter le prestige des services de police, y compris en en faisant la propagande à travers des sites spéciaux, a raconté aux Izvestia le copropriétaire de REG.RU Philippe Gross-Dneprov. Il faut absolument montrer comment les soldats risquent leur vie, combien les entraînements sont difficiles : comment ils sont formés aux techniques martiales, comment ils vont à l’assaut d’un bâtiment,  ou comment se déroule leur entraînement tactique ».

Au service de presse du Centre des forces spéciales de réaction rapide du Ministère de l’intérieur à Moscou on a indiqué au journal Izvestia, être très satisfaits de ce site et qu’ils discutent à l’heure actuelle des modes de son utilisation future.

« Nous planifions de créer un portail multifonctionnel, a expliqué aux Izvetstia un agent des forces spéciales. On trouvera sur le site un forum des collaborateurs des OMON et des jeux pédagogiques pour les citoyens. Les Moscovites pourront se mettre à la place des OMON, apprendre à se battre, connaître les aspects juridiques du travail, s’essayer à l’arrestation d’un criminel. ». Les spécialistes et les policiers eux-mêmes discutent actuellement de l’aspect que devra avoir le site. Selon l’une des versions de base, les OMON pourront avoir leur propre réseau social.

 

« Un site similaire à Facebook ou Twitter peut être réalisé sur n’importe quel site, a expliqué aux Izvestia Philippe Gross-Dneprov. Il est possible qu’on trouve sur le portail une place pour des sondages policiers. Il y a peu dans certains départements du ministère de l’Intérieur a été discuté la question de la création de portails corporatifs, sur lesquels, on pourrait mener des sondages concernant les collaborateurs du ministère de l’Intérieur, ce qui ne leur convient pas, à quels problèmes sont-ils confrontés, a raconté aux Izvestia un membre du conseil civique du ministère Yaroslav Svintsov. Je pense que de telles fonctions pourraient être également indiquées sur le portail omon.ru »

Selon Yaroslav Svintsov, de tels sondages doivent être anonymes, afin d’exclure la possibilité d’influencer sur les policiers. Les résultats doivent être envoyés directement à la direction de l’agence ou du département.

Dans un futur proche des domaines de troisième niveau pourront être enregistrés par tous les départements des OMON de Russie. Certains porteront le nom de la région puis l’adresse omon.ru.

Les collaborateurs des OMON ont eux-mêmes indiqué, dans leurs discussions avec les Izvestia, être intéressés à créer leur propre réseau social. Les policiers ont pris pour exemple les groupes Twitter et le « Live Journal » qu’ils consultent constamment. Selon eux, beaucoup sont également déjà enregistrés sur les sites « V Kontakte » et « Odnoklassniki », bien que sous pseudonyme, la direction recommandant de ne pas s’épancher sur les réseaux sociaux. Pour cette raison, les policiers évitent de discuter de leur travail ou de poster des photos sur les réseaux sociaux.

Lire article original en russe sur le site de Izvestia.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.