Narychkine snobe le Conseil de l’Europe qu’il juge « russophobe »

Sergueï Narychkine : « Mes propositions stratégiques avaient peu de chances d'être entendues par un certain nombre de dirigeants de l'Assemblée parlementaire et de délégations russophobes ». Crédit : Itar-Tass

Sergueï Narychkine : « Mes propositions stratégiques avaient peu de chances d'être entendues par un certain nombre de dirigeants de l'Assemblée parlementaire et de délégations russophobes ». Crédit : Itar-Tass

Le président de la Douma russe, Sergueï Narychkine, a déclaré jeudi qu’il ne se déplacerait pas à la réunion des législateurs européens la semaine prochaine à cause de leur attitude « russophobe ».

Narychkine, membre du parti au pouvoir Russie unie, devait être l’un des principaux intervenants de la séance de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe qui aura lieu du 1er au 5 octobre à Strasbourg, en France.

« Au fur et à mesure que s'approchait la date d'ouverture de la session, nous avons senti que mes propositions stratégiques avaient peu de chances d'être entendues par un certain nombre de dirigeants de l'Assemblée parlementaire et de délégations russophobes », a déclaré Narychkine devant des caméras de télévision.

« J’ai donc décidé de ne m'exprimer devant l'APCE que lorsque les conditions requises seront réunies », a-t-il ajouté.

En septembre, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton avait déclaré que les autorités russes avaient « rogné » sur des droits et libertés fondamentaux depuis le retour de Vladimir Poutine à la présidence en mai dernier.

L'agence de presse RIA Novosti a rapporté que le reste de la délégation russe participerait à la séance de l’APCE, qui doit discuter du respect par la Russie de ses obligations en tant que membre du Conseil de l’Europe, et notamment des droits de l’Homme, de la démocratie plurielle et de l’État de droit.

Selon un document de l’APCE publié sur son site, la Russie a réalisé des « progrès très positifs », mais certaines mesures prises suscitent de sérieuses inquiétudes.

Toujours jeudi, Anvar Azimov, responsable des visas entre la Russie et l’Union européenne, a dénoncé les tentatives de l’UE de politiser les pourparlers sur l’exemption de visa en liant cette question aux droits de l’Homme en Russie.

Article basé sur les informations de Reuters et The Moscow Times.

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