La Russie se démarque aux Jeux paralympiques

La Russe Elena Ivanova célèbre sa médaille d'or en finale du 100 m femme T36 final durant la compétition d'athlétisme des Jeux paralympiques de Londres 2012, au Stade olympique. Londres, 8 septembre 2012. Crédit photo : AFP/EastNews

La Russe Elena Ivanova célèbre sa médaille d'or en finale du 100 m femme T36 final durant la compétition d'athlétisme des Jeux paralympiques de Londres 2012, au Stade olympique. Londres, 8 septembre 2012. Crédit photo : AFP/EastNews

Les Jeux paralympiques 2012 viennent de se terminer à Londres, un mois seulement après les Jeux olympiques. La Russie s’est assurée la deuxième place du classement des nations, en raflant deux fois plus de médailles d’or qu’aux Jeux précédents.

Quatre ans après les Paralympiques de Pékin, les Russes ont fait une véritable percée en doublant leur nombre de médailles d’or, passant de 18 à Pékin à 36 et se plaçant ainsi à la seconde place du classement. Pour l’ensemble des récompenses, ils ont cédé la seconde position aux britanniques qui ont cumulé un total de 118 médailles. Les Chinois ont conservé leur hégémonie avec des résultats toujours aussi impressionnants : 95 médailles d’or, 71 d’argent et 65 de bronze.

 “A l’origine, nous ne visions pas de médaille d’or, notre objectif était de faire un premier pas en avant. Après les Jeux paralympiques de Pékin, nous avons décidé d’atteindre les sommets du palmarès mondial. Et nous avons réussi. Le premier pas était largement fait », se souvient Vladimir Loukine, président du Comité paralympique de Russie.

La nageuse russe Oksana Savtchenko a obtenu le titre de championne parmi les mal voyants à cinq reprises : au 50m en nage libre, au 100m en dos crawlé, au 200m en nage multiple, au 100m libre et au 400m libre. De plus, notons que, dans toutes ces disciplines, cette jeune Russe de 21 ans a établi des records mondiaux. Aujourd’hui, elle cumule, en plus des trois remportées à Pékin, huit médailles d’or.

L’athlète russe Alexeï Achapatov est devenu champion de lancer de disque et de poids parmi les sportifs en fauteuil roulant. Au disque, déjà deux fois champion à Pékin en 2008, il a décroché la médaille d’or en établissant le record mondial à 60.72. Avec  1043 points, il est passé loin devant  le médaillé d’argent, le tchèque Rostislav Polmann. Au poids, Achapatov a atteint la victoire en marquant le record des Paralympiades à 16,20 mètres, devançant de 50cm le polonais Ianouch Rokitski.

Achapatov a ainsi confirmé une fois de plus son esprit de compétition à toute épreuve. Après une blessure grave en 2002, qui lui avait coûté la jambe, il avait poursuivi les entraînements. A force de persévérance, il est devenu maître des sports de Russie en volley-ball assis et d’athlétisme et maître des sports internationaux de lutte.

Le coureur russe Fédor Trikolitch, lui aussi, a décroché deux médailles. Au 100m, parmi les sportifs de catégorie T12, il a montré sont meilleur temps en parcourant la distance en 10,81 secondes. Il est arrivé également deuxième au 200m avec un record personnel à 21,81 secondes, offrant ainsi la 100ème médaille à la Russie aux Jeux paralympiques de 2012.

Les Russes ont terminé les Jeux par une victoire contre l’équipe ukrainienne au tournoi de football.

Le jeu était serré. La balle passait d’un camp à l’autre. L’unique but, marqué par Edouard Ramonov à la fin de la première mi-temps, fut décisif. Les russes ont très bien joué tout au long de la compétition en battant tous leurs adversaires. En tournoi de groupe, les Russes ont vaincu haut la main l’Argentine 8 à 0, puis les Pays-Bas avec le même score pour, en demi-finale, battre l’équipe brésilienne 3 à 1.

« Dans l’ensemble, nous avons fait un bon parcours, ce qui est une véritable récompense pour toutes les années d’effort. Les résultats montrent que nous sommes sur le bon chemin. Mais notre objectif principal n’est pas de rafler les médailles en soi mais ce qu’elles peuvent apporter à notre pays et à sa population », précise le président du Comité paralympique russe.

Loukine a fait remarquer que, malgré cette percée déjà spectaculaire, les équipes russes ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. « Nous avons nos points forts mais aussi nos points faibles. Nous sommes bons à la nage, en athlétisme et, pour la première fois,  nos sportifs ont montré d’excellents résultats au tir à l’arc. Mais il reste des disciplines que nous avons tout juste commencé à développer et, pour l’instant, la Russie n’est représentée aux Paralympiades que dans 12 disciplines sur 20 », a-t-il souligné.

Bien sûr, la Russie est encore loin de pouvoir concurrencer la Chine. Mais son ascension a de quoi réjouir. Ces résultats aux Jeux de Londres vont permettre de redonner confiance aux sportifs et surtout donner un coup de fouet aux autorités concernées.

Trouvez l’article original sur le site Gazeta.ru.

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