La Russie aura détruit ses stocks d'armes chimiques en 2015

Actuellement quatre sites de desruction d’armes chimiques fonctionnent sur le territoire russe. Crédit photo : Itar-Tass

Actuellement quatre sites de desruction d’armes chimiques fonctionnent sur le territoire russe. Crédit photo : Itar-Tass

La Russie aura détruit ses stocks d’armes chimiques en 2015, a annoncé mardi 21 août aux journalistes l’adjoint du directeur de l’Agence fédérale pour la conservation et la destruction des armées chimiques, le colonel Vladimir Manditch.

« La tâche de débarrasser la Russie des stocks d’armes chimiques doit être achevée au 31 décembre 2015 », a-t-il déclaré.


Actuellement, la Russie réalise le Programme fédéral « Destruction des stocks d’armes chimiques russes », adopté en 1996. La liquidation des armes chimiques entre dans la quatrième étape. Selon Manditch, la Russie a déjà réalisé la première, la deuxième et la troisième étapes de la destruction des armes chimiques et entre à présent dans la réalisation de la quatrième étape. « Nous avons de sérieux problèmes avec le financement, note-t-il. Le coût total du programme est de 371 milliards de roubles, mais au jour d’aujourd’hui 226 milliards sont alloués ».


Comme l’a déclaré l’adjoint du directeur de l’Agence fédérale, jusqu’à présent 26 500 tonnes d’armes chimiques ont été détruites en Russie, ce qui représente environ 66 % de la quantité totale.


Bien que la Russie soit entrée dans la dernière étape de la liquidation des armes chimiques, elle est l’une des plus complexes. « Nous allons devoir détruire les munitions les plus dangereuses : les armes de conception complexe, a expliqué Manditch. Leur liquidation est très coûteuse et dangereuse ».

De plus, il existe une menace venant des munitions en mauvais état. Selon les déclarations de Manditch, il s’en compte actuellement sept mille pièces en Russie. Comme l’a noté l’adjoint du directeur de l’Agence fédérale, il n’y a pas d’alternative à la destruction des armes chimiques. « Au jour d’aujourd’hui, nos armes chimiques ne peuvent pas être utilisées comme moyens de défense, c’est pourquoi les considérer comme un facteur de terreur de s’avère pas possible », a-t-il expliqué. Plus de 15 pays, parmi lesquels les États-Unis et l’Union européenne, aident la Russie à recycler ses armes chimiques. « C’est essentiellement la livraison d’équipements ou la fourniture d’éléments de construction », a-t-il précisé.


Actuellement quatre sites de desruction d’armes chimiques fonctionnent sur le territoire russe, deux sites ont déjà achevé leurs taches et un se trouve au stade de la construction.

Texte original (en russe) disponible sur le site d'Itar-Tass.

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