Un 14 juillet comme en France

Le lieu choisi pour la fête est tout à fait emblèmatique : ancienne usine de flacons de parfum. Crédit photo : Victoria Makarova

Le lieu choisi pour la fête est tout à fait emblèmatique : ancienne usine de flacons de parfum. Crédit photo : Victoria Makarova

Le 14 juillet, les Moscovites aussi ont fêté la prise de la Bastille. Au programme : musique, baignade et peinture au vin à l’usine du design Le Flacon.

Ce 14 juillet, Le Flacon (centre d’art contemporain réunissant des espaces d’exposition, des galeries privées, showrooms, boutiques et café, ndlr), lieu culturel et artistique, véritable mecque de la jeunesse branchée moscovite a pris les couleurs de la France. À l’entrée, des rubans tricolores accueillaient non seulement les habitués mais un nouveau public d’amoureux de la France.

Le lieu choisi est tout à fait emblèmatique. Après avoir fait la fierté de l’URSS comme grosse usine de cristal, après la Pérestroïka, il se spécialise dans la fabrication de flacons de parfum sous le nom de Flacon Moscou Paris. Ce n’est qu’en 2009 que ce lieu devint l’usine de design Le Flacon que nous connaissons pour être le haut lieu artistique de la mode, du design et de l’architecture.

Les jeunes peintres ont sorti pour l’occasion leurs travaux « les plus français » représentant les incontournables Tour Eiffel et Sacré-coeur ou, au pire, on pouvait apercevoir les non moins classiques baguettes et macarons.

La jeune artiste Assya All, présente en mai au salon Art shopping au Carrousel du Louvre, a également exposé au public ses oeuvres à l’accent français. Ses aquarelles aux tons bleu layette et rose bonbon côtoyaient les peintures sur verre de Galina Poloz qui joue plutôt avec les camaïeux or. L’originalité de son oeuvre réside dans le fait que pendant le processus créatif elle ne voit que l’envers de son oeuvre.

Beaucoup d’amoureux de la France sont venus pour le marché aux Puces. Un vrai chineur français aurait certainement été désappointé de découvrir sur les stands des colliers et boucles d’oreille qui n’ont rien d’ancien, une multitude de petits papillons, de faux-cols. Mais il faut rendre justice, on pouvait y trouver également de vieux journaux et livres français et même de la vaisselle qu’on aurait pu dégotter sur les étals des brocantes de Paris, Lyon ou tout autre coin de la France. Il y avait aussi bien sûr les éternels savons aux huiles essentielles, les confitures maison et les thés rares.

Beaucoup d’amoureux de la France sont venus pour le marché aux Puces. Crédit : Victoria Makarova

En parlant de bricoles, tandis que les plus paresseux pouvaient s’acheter une boutonnière en fleur naturelle, les plus actifs pouvaient prendre part à l’atelier de confection et la fabriquer eux-même. Il y avait aussi l’atelier de peinture au vin pour s’entraîner à dessiner la Tout Eiffel ou bien un chat fénéant.

De tous les coins résonnait la musique: le public évoluait entre hip-hop et chanson française. En hommage à Geoges Brassens, l’Institut français avait organisé une véritable exposition présentant sa correspondance, ses journaux, ses photos et vidéos.

Et si l’on ajoute à cette atmoshère nonchalante le marathon de court-métrages français, les effluves de cuisine et de café moulu, il y avait de quoi entièrement se laisser aller, tremper ses pieds dans l’eau fraîche de la piscine et rêver d’un voyage en France.

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