Rencontre Poutine-Hollande à Paris : relations bilatérales et Syrie

François Hollande et Vladimir Poutine. Crédit photo : Alexei Nikolski / RIA Novosti

François Hollande et Vladimir Poutine. Crédit photo : Alexei Nikolski / RIA Novosti

Les présidents russes et français Vladimir Poutine et François Hollande se sont entretenus vendredi soir à l’Elysée, à Paris. Leur entretien s’est conclu par une conférence de presse conjointe.

Les dirigeants ont déclaré avoir échangé de manière « détaillée » sur un ensemble de questions relatives aux relations bilatérales ainsi qu’aux questions internationales.

Sur les relations bilatérales et économiques entre les deux pays, MM. Poutine et Hollande ont convenu de réunir « rapidement un séminaire intergouvernemental » précédé d’un « conseil économique et financier ».

M.Poutine a par ailleurs invité en Russie le président français, qui a « promis » d’y aller « au terme de ces réunions ».

Interrogés à plusieurs reprises sur la question syrienne, les deux dirigeants ont réaffirmé leurs positions. S’ils souhaitent tous les deux le succès du plan de Kofi Annan et une « issue politique » au conflit, M. Poutine a insisté sur le souci d’éviter les violences et a mis en doute l’efficacité de sanctions, alors que M. Hollande a prôné un renforcement des sanctions et des pressions sur la Syrie et conditionné une solution au conflit syrien au départ de Bachar el Assad.

Sur l’Otan et le déploiement en Europe du bouclier antimissile, M. Poutine a déclaré que la France était « un des rares pays » à écouter les revendications de la Russie (des garanties juridiques attestant que le bouclier ne menacerait pas les forces stratégiques russes), et M. Hollande a, de son côté, insisté sur l’importance du dialogue avec la Russie.

Enfin, sur la question de Mme Timochenko emprisonnée en Ukraine, M. Poutine s’est dit opposé à un boycott de l’Ukraine lors de l’Euro 2012 de football et un « mélange entre le sport et la politique » alors que M. Hollande a déclaré que la place de Mme Timochenko n’était pas en prison et a considéré que sa présence et celle du gouvernement français n’avait pas sa place « dans cette situation ».

Article original sur le site de RIA Novosti

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