Le 12ème tome de Correspondance de Napoléon Bonaparte paru chez les Éditions Fayard

Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon. Crédit photo : Maria Tchobanov

Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon. Crédit photo : Maria Tchobanov

Cette année, la France et la Russie vivront une série d'événements liés à la célébration du 200e anniversaire de la campagne de Russie de Napoléon, ce fragment de l'histoire commune des deux Empires, qui, malgré toutes les horreurs de la guerre, a finalement rapproché encore plus les deux peuples.


Le 10 avril la Fondation Napoléon a présenté le 12ème tome de Correspondance de Napoléon Bonaparte, intitulé « La campagne de Russie 1812 ». Ce volume fait partie du projet lancé en 2002, qui englobe au total la publication de 41.000 lettres chez les Éditions Fayard.

L’historien Thierry Lentz, directeur de la Fondation Napoléon, raconte, que lorsque son institution a décidé de lancer la nouvelle édition de la correspondance de Napoléon I, 200 centres d’archives dans le monde entier (130 pays) ont signalé l'existence des lettres dans leur fonds. Les dernières en date étant de Russie. « Le ministre de la culture de la Russie Alexandre Avdeev nous avait promis il y a quelques années de réunir ensemble des lettres de Napoléon qui était détenu par les fonds russes. Mais l’ambassadeur de Russie Alexandre Orlov nous a fait un cadeau supplémentaire, en nous remettant plusieurs centaines de lettres interceptées pendant la retraite de l’armée napoléonien par les cosaques de l’armée russe », - a précisé l’historien.

Le volume de correspondance de Napoléon de 1812 contient 2500 lettres dont deux tiers sont publiés pour la première fois. Un outil extrêmement précieux fait partie de ce livre - la table de correspondance des noms russes de l’époque, ce qui permet de mieux reconnaître les localités sur les cartes militaires.

Thierry Lentz affirme, que, finalement, ce volume de correspondance est un peu diffèrent des volumes précédents, car on y retrouve un peu Napoléon de ces débuts avec les lettres qui ont un peu de chair et de sang, parce que la situation, surtout lors de la retraite de Russie, était dramatique. 

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