Où trouver du bon thé dans l'espace ?

Crédits photo : AFP/East News

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Le spationaute belge Frank De Winne s'est rendu à deux reprises à la Station spatiale internationale, en 2002 et en 2009

Que symbolise pour vous ce 
50ème anniversaire du premier 
vol spatial habité ?

Je serai en Russie pour célébrer cet anniversaire avec les collègues russes avec lesquels j’ai volé. Ce fut le début de la grande course vers l’espace, vers la lune d’abord et cela s’est poursuivi avec la station spatiale MIR chez les Russes. C’est une grande fête pour nous tous.


Visitez-vous souvent la Russie ? Qu’est ce qui vous plait dans notre pays ? Et ce qui vous plait moins ?


Ce sont les gens qui me plaisent. Les Russes sont très accueillants, ils sont hospitaliers. La mentalité russe est de temps en temps proche de la mentalité belge, c'est-à-dire qu’on essaie toujours de trouver des solutions. Il est vrai qu’on se heurte encore parfois au système bureaucratique présent depuis des années et il reste encore un peu de cette mentalité qui n’est pas toujours facile à concilier avec notre mentalité peut-être un peu plus cartésienne d’Européens.


Pouvez-vous nous raconter une anecdote intéressante liée à votre expérience des Russes ?


J’aimais beaucoup rejoindre de temps en temps le côté russe de la station pour y boire du thé. C’est assez comique parce que je ne fais pas ça d’habitude au sol. Ainsi, chaque soir, après le dîner, j’appelle mon épouse, mes enfants et puis avant d’aller dormir je passe toujours voir mes amis russes pour boire un thé. On discute autour d’une table de tous les problèmes du monde. J’ai toujours été accueilli avec beaucoup de chaleur du côté russe de la station.


De quoi vous occupez-vous 
maintenant et quels sont vos 
projets pour l’avenir ?


Ce dont je m’occupe pour le moment c’est surtout du soutien des vols habités dans notre cadre européen, des opérations dans le module Colombus, les expériences scientifiques que l’on fait. L’ATV [vaisseau européen d’approvisionnement de la Station internationale, ndlr] constitue un grand programme dans l’exploitation de la Station spatiale internationale et je soutiens ce programme. Je pense aussi au futur. Il faut dès maintenant construire les plans de ce qu’on va faire après la Station spatiale internationale. La station va fonctionner jusqu’en 2020-2028, mais il faut penser au-delà.

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