Premier sommet entre parlementaires russes et belges

Crédits photo : DR

Crédits photo : DR

Coopération interparlementaire, systèmes de défense antimissiles, événements en Libye et sûreté nucléaire ont été quelques uns des thèmes abordés lors de la visite à Bruxelles de la délégation russe conduite par le Président du Conseil de la Fédération de Russie, Sergueï Mironov

Mercredi 23 mars, les parlementaires russes ont été accueillis par leurs homologues belges au Palais de la Nation, où siègent le Sénat et la Chambre des représentants. Serguei Mironov a ainsi pu s’entretenir avec le président du Sénat M. Danny Pieters, et le président de la Chambre des représentants M. André Flahaut.

 

Des rencontres avec les membres de la section de l’Union Interparlementaire (UIP) Belgique-Russie ont également eu lieu, ainsi qu’avec les membres de la Commission des Relations extérieures et de la Défense du Sénat, et avec la délégation du Sénat au Comité d’avis fédéral chargé des affaires européennes.

 

A l’occasion de cette visite, le Premier ministre Yves Leterme a également reçu le Chef de la délégation russe.

 

Parmi les thèmes abordés par la délégation russe, la déclaration adoptée par la Douma à Moscou le jour même, appelant à l'arrêt de l'intervention militaire en Libye et sommant le gouvernement russe de mener une mission de médiation pour résoudre la crise dans le pays.

 


« Nous avons eu le privilège de parler d’initiatives nouvelles de coopération, évoquant la possibilité d’un colloque organisé ensemble, et ça pourrait être un sujet des aspects économiques de la sécurité mondiale des pays concerné »

 


L’idée d’une telle mission a été saluée par les deux parties. Danny Peters a notamment déclaré que « tous les accords, toutes les médiations qui pourront amener à une pacification en Libye dans le respect de la démocratie, sont accueillis à bras ouverts ». Selon lui, « si la Russie veux et peut jouеr un rôle de médiateur, je croie qu’on peut s’en réjouir ». Il a toutefois fait remarquer que l’opération en cours en Libye, lancée dans le cadre de la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, vise avant tout à mettre un terme à la violence. A l’issue de quoi, la participation de plusieurs pays, y compris des pays arabes, sera effectivement souhaitable.

 

Suite aux nombreux articles parus dans la presse, le Chef de la délégation russe a également été interrogé sur les éventuelles divergences entre le président Dmitri Medvedev et son Premier ministre Vladimir Poutine concernant la résolution de l’ONU sur la Libye. S’agit-il d’une mésentente annonçant le début de la campagne présidentielle en Russie, ou bien faut-il y voir un désaccord sur la politique étrangère entre le chef du gouvernement et le Kremlin ? Un journaliste a demandé à M. Mironov de se prononcer sur cette question.

 

En réponse, le président du Sénat russe a exhorté la presse à ne pas y chercher un sens caché. « La politique étrangère, au même titre que la politique intérieure, est définie par une seule et même personne, le président de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev. Et lorsque Vladimir Poutine s’est exprimé sur la situation en Libye, il a clairement indiqué qu’il s’agissait de son avis personnel, et que cela ne concernait pas la politique de l’Etat », a affirmé Sergueï Mironov.

 

Cette visite a finalement abouti à un accord entre les présidents des deux Sénats, visant à la reprise des colloques interparlementaires russo-belges sur la sécurité et la lutte contre le terrorisme international, interrompus au moment de la crise financière. « Nous avons eu le privilège de parler d’initiatives nouvelles de coopération, évoquant la possibilité d’un colloque organisé ensemble, et ça pourrait être un sujet des aspects économiques de la sécurité mondiale des pays concerné », a déclaré un député flamand.

 

Sergueï Mironov a partagé l’idée de son homologue belge d’examiner la question de l’économie souterraine du terrorisme. Un colloque qui pourrait avoir lieu avant la fin de l’année, bien que la date et le lieu restent à convenir.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.