La conquête passe par les alliances

La forte reprise du marché automobile russe (+30% en 2010) stimule les ambitions des constructeurs étrangers, pour lesquels Moscou place la barre d’entrée de plus en plus haut. Photo : DR

La forte reprise du marché automobile russe (+30% en 2010) stimule les ambitions des constructeurs étrangers, pour lesquels Moscou place la barre d’entrée de plus en plus haut. Photo : DR

Le marché automobile russe aiguise les appétits étrangers

Pour bénéficier d’une réduction des taxes d’importation, les constructeurs étrangers devront désormais produire, en Russie même, au moins 300 000 véhicules par an. Le Kremlin veut les voir localiser au maximum leur production pour protéger l’emploi en Russie et favoriser le transfert de technologies vers les constructeurs domestiques.


Du coup, les alliances entre constructeurs se multiplient. Volkswagen et Skoda viennent de s’allier fin février avec le constructeur russe GAZ pour lancer une grande offensive contre le leader incontesté, l’alliance Renault-Nissan- AvtoVaz. Ce dernier, fort de ses deux partenaires occidentaux, a conçu un plan extrêmement ambitieux selon lequel la triple alliance représenterait jusqu’à 47% du marché russe en 2020.

 

Un document confidentiel adressé au ministère du Développement économique par AvtoVaz, et révélé par le quotidien Vedomosti, indique que l’alliance compte produire 1,88 millions de véhicules par an en 2020, dont près de la moitié sous les marques Nissan et Renault. Le japonais décuplerait quasiment sa production (400 000 véhicules par an contre 50 000 aujourd’hui) et la firme au losange, 445 000, soit une part de 11,2% du marché russe… le double de sa part actuelle ! Aucun des trois partenaires n’a accepté de commenter ce document.

 

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