Plus de multiplexes, moins de subventions pour le cinéma

Alors que les recettes du box office ont passé la barre des 700 millions d’euros, leur marge de progression offre une source de financement de l’industrie cinématographique russe. Crédits photo : Kommersant

Alors que les recettes du box office ont passé la barre des 700 millions d’euros, leur marge de progression offre une source de financement de l’industrie cinématographique russe. Crédits photo : Kommersant

Vladimir Poutine veut voir doubler le nombre de salles de cinéma modernes

Le 2 février dernier, Vladimir Poutine a annoncé la réduction des subventions d’État au cinéma, qui passeront de 122 millions d’euros l’année dernière à 107 millions en 2011. Selon le chef du gouvernement, il faut impérativement, pour aider la production russe, doubler le nombre de salles de cinéma modernes dans le pays, qui n’en compte aujourd’hui que 2 200.

 

Appauvri pendant les deux dernières décennies, le marché russe, fort d’un public de 142 millions de « consommateurs », rebondit spectaculairement aujourd’hui et fait saliver les entrepreneurs. En novembre, la distribution russe avait atteint 700 millions d’euros, soit 40% de plus qu’à la fin de la saison 2009. Le box office de l’an dernier a hissé la Russie au cinquième rang mondial des plus gros marchés cinématographiques.

 

Compte tenu de la population, il devrait y avoir 44 000 écrans en Russie, calcule Victor Froumkine, directeur financier de Kinoplex qui exploite des dizaines de complexes dans les régions excentrées de Russie.

 

Selon les analystes de la compagnie de recherche industrielle, Nevafilm, le nombre de multiplexes a augmenté de 30%. Les entrepreneurs sont en train de lancer de nouveaux projets tandis que le revenu moyen en Russie augmente de 4%, nonobstant la crise. Et compte tenu du rythme de croissance des recettes du box office, les multiplexes, stars de la plupart des nouveaux centres commerciaux, font figure de poule aux œufs d’or.

 

Parts de marché


Le cinéma français occupe la troisième place sur le marché russe avec 3,5% contre 25% pour le cinéma russe. Les États-Unis se taillent la part du lion avec 65%. Le principal succès français en 2010 est l’Immortel, avec 2,85 millions de dollars de recette, contre 100 millions pour Avatar.

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